Le président américain Donald Trump a annulé ses déplacements du week-end et convoqué son équipe de sécurité nationale à la Maison-Blanche, vendredi 22 mai 2026, alors que des préparatifs militaires américains contre l’Iranseraient en cours selon CBS News. Des membres du personnel militaire et des services de renseignement auraient également annulé leurs congés du Memorial Day weekend.
Des signaux qui ne trompent pas les capitales du Golfe
L’Émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyan avaient déjà obtenu, le 18 mai, que Trump suspende une première vague de frappes planifiée pour le lendemain. Les trois dirigeants avaient alors plaidé pour laisser du temps aux négociations diplomatiques en cours. La répétition du scénario — préparatifs militaires visibles, mobilisation de l’équipe de sécurité nationale, annulation des congés — alimente les inquiétudes dans ces mêmes capitales.
Selon CBS News, aucune décision formelle n’aurait encore été prise. Trump lui-même avait déclaré le 19 mai : « Si on peut régler ça sans les bombarder, je serai très heureux. »
Un conflit qui dure depuis le 28 février
Les frappes américano-israéliennes initiales contre l’Iran ont débuté le 28 février 2026, bien au-delà des six semaines initialement projetées par l’administration Trump. Le conflit a provoqué la fermeture du détroit d’Ormuz, faisant grimper les prix du carburant et pesant sur la cote de popularité du président américain.
Le retour de Trump de Pékin, le 16 mai, n’a débouché sur aucune avancée concrète. Le dirigeant chinois Xi Jinping s’est borné à réaffirmer des positions déjà connues : soutien à la réouverture du détroit et opposition à un Iran nucléaire, sans s’engager comme médiateur actif.
L’Iran, dont le ministre des Affaires étrangères avait invoqué vendredi dernier un « déficit de confiance » comme principal obstacle aux négociations, aurait inclus des concessions nucléaires dans sa dernière proposition transmise à Washington.
Trump a fixé une nouvelle échéance implicite à Téhéran, évoquant « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, ou début de semaine prochaine » pour parvenir à un accord acceptable. Une réunion supplémentaire de son équipe de sécurité nationale est attendue en début de semaine.



