Le Pentagone a annoncé, vendredi 1er mai, le retrait d’environ 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne. La décision, prise sous l’autorité du président des États-Unis Donald Trump, doit être mise en œuvre sur une période de six à douze mois.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a indiqué que cette mesure découle d’un réexamen des besoins opérationnels. Elle intervient alors que des tensions publiques ont opposé Washington au chancelier allemand Friedrich Merz au sujet du conflit en cours entre les États-Unis et l’Iran. Malgré cette réduction, plus de 30 000 militaires américains devraient rester déployés sur le territoire allemand, qui demeure un point d’appui stratégique pour les opérations américaines en Europe.
Une décision annoncée après des échanges tendus avec Berlin
La perspective d’un retrait avait émergé en début de semaine, après des déclarations critiques du chancelier allemand sur la stratégie américaine au Moyen-Orient. Lors d’une intervention publique, Friedrich Merz avait estimé que les États-Unis étaient « humiliés » par les autorités iraniennes et qualifié leur engagement militaire d’« inconsidéré ».
Donald Trump avait réagi en mettant en cause les propos du dirigeant allemand et en annonçant un réexamen du dispositif militaire américain en Allemagne. L’annonce du Pentagone formalise cette orientation, alors que Washington reproche à certains alliés européens un soutien jugé insuffisant dans la conduite du conflit.
Un redéploiement inscrit dans un dispositif militaire plus large
L’Allemagne accueille actuellement l’un des plus importants contingents américains en Europe, avec plusieurs bases majeures, dont celle de Ramstein. Le retrait annoncé représente une réduction limitée à l’échelle globale du dispositif, qui reste largement maintenu. Selon les données du département américain de la Défense, la présence militaire des États-Unis en Europe repose sur des installations en Allemagne, en Italie et en Pologne, utilisées pour des opérations de projection et de soutien logistique.
Cette décision rappelle une précédente initiative engagée en 2020 par Donald Trump, qui avait alors annoncé le retrait de plusieurs milliers de soldats d’Allemagne en raison de différends sur les dépenses militaires au sein de l’OTAN. Ce projet avait été en partie révisé par l’administration de Joe Biden avant d’être relancé sous une forme réduite. Le calendrier présenté par le Pentagone prévoit une mise en œuvre progressive du retrait, dont l’achèvement est attendu d’ici la fin de l’année.



