Le président ivoirien Alassane Ouattara est arrivé à Nairobi ce week-end pour participer à l’Africa Forward Summit, sommet co-organisé par le Kenya et la France réunissant plus de 30 chefs d’État africains ainsi que 4 000 délégués internationaux. Ouattara y représente la Côte d’Ivoire sur deux jours de travaux centrés sur les grandes transformations économiques du continent.
La réforme du financement international au cœur de l’agenda ivoirien
Le chef de l’État ivoirien a annoncé qu’il interviendrait sur la réforme de l’architecture financière internationale et les mécanismes d’accès des pays africains au financement durable. Il a décrit ces leviers comme « indispensables pour accélérer leur transformation économique et sociale ». Cette intervention positionne Abidjan comme l’un des acteurs les plus actifs du débat sur la reconfiguration des flux financiers vers le continent, un dossier que la Côte d’Ivoire défend également dans les enceintes du G20 et de l’Union africaine.
Le sommet aborde plusieurs thématiques structurantes : transition énergétique, industrialisation verte, intelligence artificielle et emploi des jeunes. Les travaux se déroulent au Kenyatta International Convention Centre et à l’Université de Nairobi, selon deux formats distincts — un forum économique le 11 mai regroupant 1 500 acteurs du secteur privé, suivi d’une séquence diplomatique de haut niveau le 12 mai.
Une déclaration finale attendue le 12 mai
L’Africa Forward Summit est le premier du genre co-présidé par un pays anglophone, le Kenya, aux côtés de la France. Il fait suite au Sommet sur le financement des économies africaines tenu à Paris en 2021 et au Nouveau Pacte de financement mondial de 2023. Les conclusions du sommet doivent alimenter les préparatifs du G7 que la France accueille à Évian du 15 au 17 juin 2026.
La clôture des travaux, prévue le 12 mai, doit donner lieu à l’adoption d’une Déclaration de Nairobi, formulée conjointement par les présidents français Emmanuel Macron et kényan William Ruto. Le texte final est conçu pour produire des engagements concrets en matière d’investissement, de financement du développement et de partenariats économiques entre l’Afrique et la France.



