Le Ghana a intégré le top 8 des économies africaines en 2026, selon les données du rapport World Economic Outlook d’avril 2026 du Fonds monétaire international (FMI). Le ministre des Finances, le Dr Cassiel Ato Forson, a confirmé ce classement devant le Parlement ghanéen le 28 mai 2026, en présentant un bilan de redressement économique sous l’administration du président John Dramani Mahama.
Le pays occupait le 10ᵉ rang continental en 2025, avec un PIB de 108,1 milliards de dollars. Il a depuis dépassé la Côte d’Ivoire et l’Angola, dont les PIB respectifs s’établissaient à 109,89 et 109,86 milliards de dollars l’an dernier, pour atteindre un PIB nominal estimé entre 114,71 et 118,29 milliards de dollars selon les sources compilant les données du FMI.
Un PIB par habitant à son niveau le plus élevé
Devant les députés, le Dr Forson a précisé que le revenu par habitant a atteint 3 385 dollars, un niveau inédit dans l’histoire économique du pays. Il a également fait état d’une croissance réelle du PIB de 6 % en 2025 — la plus forte expansion depuis la pandémie — et d’une croissance hors pétrole de 7,6 %, un record sur quatorze ans. Le ratio dette publique/PIB a reculé de 61,8 % en 2024 à 44,7 % fin 2025, atteignant la cible du FMI avant l’échéance prévue.
L’or comme principal moteur de la progression
La remontée au classement continental repose largement sur les performances du secteur minier, en particulier l’extraction aurifère. La hausse des cours mondiaux de l’or a stimulé les recettes d’exportation et renforcé les entrées de devises. Les secteurs des technologies de l’information et des services financiers ont également contribué à l’expansion, selon les données compilées par plusieurs médias économiques ghanéens à partir du rapport du FMI.
Le Ghana reste exposé à des risques structurels identifiés par le FMI : soutenabilité de la dette publique à long terme, dépendance aux cours des matières premières et pressions liées à la consolidation budgétaire. Le pays est par ailleurs toujours engagé dans un programme de restructuration de sa dette, dont les négociations avec les créanciers privés internationaux se poursuivent.


