OTAN : Trump en position de force sur les bases militaires après les déclarations de Rutte

Le secrétaire général de l’OTANMark Rutte, a déclaré lundi 4 mai que la majorité des nations européennes appliquaient désormais leurs accords de basing avec les États-Unis pour soutenir la guerre contre l’Iran. Ces déclarations ont été faites en marge du sommet de la Communauté politique européenne, réuni en Arménie.

« Les Européens ont écouté », a affirmé Rutte, citant le Monténégro, la Croatie, la Roumanie, le Portugal, la Grèce, l’Italie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne comme pays ayant répondu aux demandes américaines d’accès aux bases et de soutien logistique. Ces accords de stationnement, conclus de longue date entre Washington et ses alliés, n’étaient jusqu’ici que partiellement mis en œuvre.

L’Espagne, cas isolé d’un front européen globalement aligné

La position espagnole tranche avec celle du reste de l’Alliance. Madrid a refusé que ses bases et son espace aérien soient utilisés dans le cadre des opérations contre l’Iran, une décision qualifiée d’« injustifiable » par le Premier ministre Pedro Sánchez. En réponse, Donald Trump a menacé de prendre des mesures commerciales contre l’Espagne, qui refusait déjà d’adhérer à l’objectif de dépenses de défense à 5 % du PIB fixé par l’OTAN. Le sort de la base navale américaine de Rota, qui abrite plusieurs navires de guerre intégrés au système de défense aérienne de l’Alliance, pourrait être affecté selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal.

La situation italienne a également suscité des tensions début avril, lorsque Rome aurait dans un premier temps refusé l’accès à une base en Sicile à des bombardiers américains, avant de clarifier qu’elle examinerait chaque demande au cas par cas.

Le retrait d’Allemagne comme signal de pression

Ces déclarations de Rutte interviennent deux jours après l’annonce par le Pentagone du retrait de quelque 5 000 soldats américains d’Allemagne dans les six à douze prochains mois. Selon l’Associated Press, cette décision fait suite aux critiques du chancelier Friedrich Merz, qui avait jugé que Washington était « humilié » par Téhéran. Les troupes concernées représentent environ 14 % des 36 000 militaires américains stationnés en Allemagne, qui accueille notamment la base aérienne de Ramstein, centrale dans la conduite des opérations contre l’Iran depuis le 28 février.

Rutte a par ailleurs indiqué que plusieurs pays européens prépositionnaient des chasseurs de mines et des dragueurs de mines à proximité du Golfe en vue d’une éventuelle mission de liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, dont l’issue dépend du maintien du cessez-le-feu annoncé il y a deux jours.

1 réflexion au sujet de “OTAN : Trump en position de force sur les bases militaires après les déclarations de Rutte”

  1. On se croirait revenu au Moyen Âge avec un suzerain despotique et sanguinaire (Trump) qui se comporte mieux avec ses ennemis qu’avec ses vassaux (la bande à Macron), même si ces carpettes veules et lâches ne méritent pas meilleur traitement.

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