Algérie: l’incarcération de Djebbar M’henna, un signe d’apaisement envers la France

D’après différents médias reprenant les informations des sources judiciaires françaises, Djebbar M’henna, ancien directeur de la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE) en Algérie, a été placé en détention à la prison militaire de Blida. Cette arrestation intervient dans un contexte marqué par une grande enquête portant sur la tentative d’enlèvement de l’opposant algérien Amir DZ, aussi connu sous le nom Amir Boukhors.

Les faits se seraient déroulés en France en avril 2025. Dans le cadre de cette enquête, les magistrats français souhaitaient s’entretenir avec plusieurs responsables algériens (anciennement en poste, ou qui le sont toujours). Une demande visant Djebbar M’henna aurait notamment été évoquée lors du déplacement du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, en Algérie le 18 mai 2026.

Une arrestation perçue comme un geste en direction de la France

Cette arrestation et incarcération de Djebbar M’henna intervient alors qu’Alger et Paris observent un réchauffement de leurs relations diplomatiques après des mois de vives tensions. En effet, Paris pourrait percevoir cette décision comme un véritable geste effectué à son encontre. 

L’enquête française s’intéresserait aussi à d’autres responsables du renseignement algérien. Plusieurs médias ont notamment évoqué le nom de Rochdi Fethi Moussaoui, surnommé « Saddek ». Il s’agit de l’actuel responsable du renseignement extérieur. Les investigations chercheraient à établir une éventuelle responsabilité dans l’opération présumée visant Amir Boukhors.

Le dossier Gleizes peut-il avancer ?

D’autres dossiers franco-algérien sont toujours sur le feu. Nous pensons notamment à l’incarcération de Christophe Gleizes. Le journaliste sportif est toujours derrière les barreaux. Il a été condamné par la justice algérienne à une peine de sept ans de prison, pour apologie du terrorisme alors qu’il effectuait un reportage sur les heures de gloire de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) dans les années 1980. Des faits que le principal intéressé, ses familles et son employeur démentent fermement.

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