Algérie: que signifie la visite officielle de l'amiral américain George Wikoff ?

Le 9 juin 2026, à Alger, le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chanegriha, a reçu l’amiral américain George Wikoff, commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique. Une rencontre confirmée par voie de communiqué de presse, qui a permis aux deux responsables de pouvoir échanger sur la coopération militaire entre les deux pays. Un signe de rapprochement clair entre Alger et Washington, après des mois de vives tensions économiques, marqués par une hausse des droits de douane.

En effet, depuis quelques mois les contacts entre Alger et Washington se multiplient dans le domaine de la défense. Cette nouvelle visite officielle s’inscrit dans une série de déplacements récents, effectués de la part de hauts responsables américains, en Algérie. On se souvient notamment de la venue du commandant de l’Africom au printemps dernier.

Les échanges entre Alger et Wahsington reprennent de plus belle

Plus spécifiquement, les échanges entre Alger et les États-Unis portent sur les enjeux stratégiques en Méditerranée occidentale. Ils portent également sur les perspectives de coopération entre les forces armées des deux pays dans un contexte international extrêmement tendu.

Cette dynamique s’appuie notamment sur le mémorandum d’entente signé en janvier 2025 entre Alger et Washington. Cet accord vise notamment à renforcer les échanges techniques, les formations et le dialogue stratégique entre les deux pays. Une aubaine pour Alger, qui traverse une période compliquée sur le plan diplomatique.

Washington, un allier de poids pour le gouvernement algérien

En effet, le pays est en froid avec la France, partenaire historique. Il est aussi pointé du doigt pour sa gestion de la question du Front Polisario. L’Algérie a d’ailleurs été lâchée par bon nombre de pays à ce sujet, ceux-ci préférant se ranger derrière le plan marocain proposé pour l’autonomie du Sahara Occidental. Cherchant à diversifier ses partenariats économiques et militaires, l’Algérie semble donc pouvoir compter sur Washington.

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