Bénin : Des militaires devant la Criet après l’arrestation de revendeurs d’essence

Une affaire impliquant des membres des Forces armées béninoises est désormais entre les mains de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Jeudi 25 juin 2026, deux militaires et deux civils ont comparu devant la juridiction spéciale pour répondre de faits liés à des arrestations présumées illégales de revendeurs d’essence à Banikoara. Selon Libre Express, le dossier a été renvoyé au 30 juillet prochain.

Les poursuites visent quatre personnes, dont deux militaires en poste à Banikoara. Le parquet spécial près la CRIET leur reproche des faits d’abus de fonction. Les deux civils comparaissant à leurs côtés sont, quant à eux, poursuivis pour complicité d’abus de fonction.

À l’ouverture des débats, les deux militaires ont rejeté les accusations portées contre eux et plaidé non coupable. Les deux autres prévenus ont, en revanche, reconnu les faits de complicité qui leur sont reprochés.

L’affaire trouve son origine dans des interventions menées contre des revendeurs d’essence dans cette commune du nord du Bénin. Les enquêteurs soupçonnent les militaires d’avoir utilisé les prérogatives attachées à leurs fonctions pour procéder à des interpellations en dehors du cadre légal.

Une enquête ayant conduit à quatre mises en cause

Les investigations ouvertes après les faits ont permis d’identifier deux civils, considérés par les enquêteurs comme des complices présumés des militaires. Le dossier a été présenté devant la CRIET, juridiction compétente pour connaître notamment des infractions économiques, de corruption et de certaines infractions commises par des agents publics lorsque les faits relèvent de sa compétence. « Non coupables », ont soutenu les deux militaires à la barre, tandis que les deux civils ont reconnu leur implication dans les faits retenus contre eux.

Le procès reprendra fin juillet

L’audience du 25 juin n’a pas permis de vider le dossier. Après les premières comparutions et les déclarations des prévenus, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 30 juillet 2026 afin de poursuivre l’examen de la procédure. À cette prochaine audience, la juridiction pourrait entendre de nouveaux éléments du dossier avant d’éventuelles réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Les quatre prévenus restent soumis à la procédure en cours, dans l’attente de la suite des débats devant la CRIET.

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