Bénin : elle offrait les biens de sa patronne à ses prétendants

Une affaire de détournement de biens en milieu professionnel est examinée par la justice à Abomey-Calavi. Selon Libre Express, une employée poursuivie pour avoir remis de l’argent et des marchandises appartenant à sa patronne à plusieurs de ses prétendants a comparu le jeudi 25 juin 2026 devant le tribunal d’Abomey-Calavi. Le ministère public a requis une peine de 12 mois d’emprisonnement assortie de sursis et une amende de 100 000 FCFA.

Une caméra révèle les détournements

Les faits se sont produits en avril 2026 dans l’arrondissement de Hêvié, commune d’Abomey-Calavi. Employée dans une boutique de vente de produits divers, la prévenue aurait régulièrement remis des marchandises à certains de ses prétendants sans l’autorisation de son employeuse.

Les agissements de la jeune femme ont été découverts grâce à un système de vidéosurveillance installé discrètement dans le commerce. Les images auraient permis à la propriétaire de constater les sorties répétées de marchandises sans contrepartie financière. Confrontée aux enregistrements, la prévenue a reconnu les faits qui lui sont reprochés, rapporte Libre Express.

Un préjudice estimé à plus de 200 000 FCFA

L’employeuse évalue son préjudice à 201 000 FCFA. Au cours de l’audience, la mise en cause a indiqué qu’elle comptait rembourser progressivement cette somme à raison de 10 000 FCFA par mois. Elle a également fait savoir qu’un premier versement de 80 000 FCFA avait déjà été effectué au profit de la victime. Le dossier a été examiné sans mandat de dépôt, ce qui signifie que la prévenue demeure libre durant la procédure.

Le verdict attendu le 2 juillet

À l’issue des débats, le représentant du ministère public a demandé au tribunal de prononcer une peine de 12 mois d’emprisonnement avec sursis, accompagnée d’une amende de 100 000 FCFA. En droit béninois, le sursis permet à une personne condamnée de ne pas exécuter immédiatement la peine d’emprisonnement, sous réserve de respecter les conditions fixées par la justice et de ne pas commettre de nouvelle infraction pendant la période prévue par la loi. Le tribunal d’Abomey-Calavi a mis son jugement en délibéré. La décision est attendue pour le 2 juillet 2026.

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