Trois ans après le départ des forces françaises du territoire burkinabè, les relations entre la France et le Burkina Faso franchissent un nouveau seuil. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a annoncé samedi 27 juin qu’il examinait des mesures de réciprocité après la décision de Ouagadougou de rompre officiellement ses relations diplomatiques avec Paris, une annonce rendue publique la veille par les autorités burkinabè.
La réaction française intervient moins de vingt-quatre heures après l’annonce de la rupture des liens diplomatiques par le gouvernement burkinabè. Dans un communiqué, le Quai d’Orsay a exprimé son regret face à cette décision et a fait savoir que des réponses étaient à l’étude. « La France regrette cette décision hostile et infondée, qui illustre la dérive inquiétante des autorités burkinabè », a indiqué le ministère, tout en recommandant aux ressortissants français présents au Burkina Faso de renforcer leur vigilance.
Paris prépare une réponse diplomatique
Sans détailler les mesures envisagées, les autorités françaises ont confirmé qu’une évaluation était en cours afin de déterminer la nature de la riposte diplomatique. Aucune décision concrète n’a encore été annoncée, mais Paris évoque des mesures de réciprocité en réponse à la décision prise par Ouagadougou.
Le gouvernement burkinabè a officialisé vendredi la rupture des relations diplomatiques avec la France. Le ministre de la Communication, Gilbert Ouedraogo, a précisé que cette décision prenait effet immédiatement. Les autorités de transition accusent notamment Paris de soutenir des réseaux qualifiés de subversifs ainsi que des groupes terroristes, des allégations que la France rejette depuis plusieurs mois.
Cette nouvelle crise intervient alors que le Burkina Faso poursuit sa lutte contre les groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique. Le pays est confronté depuis près d’une décennie à une insurrection qui a provoqué des morts et entraîné le déplacement de plusieurs millions de personnes dans la région du Sahel.
Une dégradation engagée depuis plusieurs années
La rupture annoncée cette semaine prolonge une détérioration progressive des relations franco-burkinabè amorcée après l’arrivée au pouvoir des militaires à Ouagadougou.
En janvier 2023, les autorités burkinabè avaient demandé le départ de l’ambassadeur de France, estimant que celui-ci ne bénéficiait plus de leur confiance. Quelques jours plus tard, le gouvernement de transition dénonçait l’accord encadrant la présence des forces spéciales françaises, conduisant au retrait des militaires de l’opération Sabre en février de la même année.
Les tensions se sont ensuite multipliées. En avril 2024, trois diplomates français avaient été expulsés par les autorités burkinabè, qui les accusaient d’activités jugées incompatibles avec leur statut diplomatique. Paris avait alors dénoncé une décision sans fondement.
Depuis, les dirigeants burkinabè multiplient les critiques contre l’ancienne puissance coloniale, invoquant régulièrement des questions de souveraineté et de non-ingérence. De son côté, la diplomatie française affirme avoir toujours respecté les choix des autorités de transition tout en contestant les accusations formulées à son encontre.
Les prochaines décisions attendues
À ce stade, la rupture diplomatique ne s’accompagne pas d’annonces concernant les services consulaires ou le sort des représentations diplomatiques des deux pays. Les autorités françaises ont indiqué que les mesures de réciprocité étaient en cours d’examen, tandis que les autorités burkinabè n’ont pas encore précisé les modalités pratiques de l’application de leur décision. Les prochaines annonces de Paris devraient déterminer l’ampleur de la réponse française à cette nouvelle rupture entre les deux États.




Si j’étais dans les souliers de la France, je garderai le silence aussi longtemps que possible avant de se prononcer .
The Atlantean
…Et cela changera quoi? Quand vous avez en face de vous des militaires qui ont kidnappé le pouvoir du peuple burkinabé, ou malien ou nigérien….et complètement préoccupés par leurs gains personnels….
n’importe quoi, nous peuples du sahel avons donné le pouvoir a nos dirigeants militaires car depuis plus de 60 ans c’était la France qui donnait les pouvoirs dans nos pays.
maintenant a bana,
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