Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi dimanche 14 juin à l’annonce de l’accord de paix entre Washington et Téhéran, saluant une avancée majeure pour la stabilité régionale. Dans un message publié sur X, il a appelé l’ensemble des parties à éviter tout acte susceptible de compromettre la signature prévue le 19 juin en Suisse.
Ankara salue la médiation pakistanaise et les efforts du Golfe
Erdogan a adressé ses remerciements au Pakistan, médiateur central des négociations qui ont abouti à cet accord après plus de trois mois de guerre ouverte déclenchée le 28 février 2026 par des frappes militaires conjointes américano-israéliennes contre l’Iran. Le président turc a également exprimé sa reconnaissance envers le Qatar et l’Arabie saoudite pour leur soutien aux initiatives diplomatiques ayant facilité le processus.
Une mise en garde explicite avant la signature du 19 juin
Erdogan a souligné « l’importance d’éviter tout discours, provocation ou action susceptible d’attiser les tensions » jusqu’à la cérémonie officielle de signature. Cette mise en garde intervient alors que des frappes israéliennes ont encore visé la banlieue sud de Beyrouth dans la journée du 14 juin, et que des versions contradictoires persistent entre Washington et Téhéran sur le contenu exact de l’accord-cadre.
La Turquie, membre de l’OTAN qui entretient des relations diplomatiques avec l’Iran tout en étant alliée des États-Unis, a maintenu une position d’équilibre tout au long du conflit. Ankara n’avait pas participé directement aux négociations, contrairement au Pakistan, au Qatar et à l’Arabie saoudite.
L’accord annoncé dimanche prévoit un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban, suivi d’une période de 60 jours de négociations sur le dossier nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines, selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. La signature formelle est attendue le 19 juin à Genève.



