France: coup dur pour les algériens de Carcassonne

Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a refusé de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des élections législatives algériennes prévues le 2 juillet. L’élu justifie sa décision par la dégradation des relations entre la France et l’Algérie, alors que plusieurs milliers de ressortissants algériens établis dans le sud de la France sont appelés à participer au scrutin.

Le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé jeudi 11 juin son refus d’autoriser l’utilisation de locaux municipaux pour l’organisation des prochaines élections législatives algériennes. La demande avait été formulée par le consulat d’Algérie afin de permettre aux ressortissants algériens résidant dans la région de voter lors du scrutin du 2 juillet.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux de la ville, l’élu du Rassemblement national a estimé qu’il n’était pas approprié que la commune mobilise ses moyens pour un scrutin relevant d’un État dont les relations avec la France sont actuellement fortement dégradées. Selon la mairie, cette décision vise les autorités algériennes et non les citoyens algériens vivant à Carcassonne.

Le consulat privé de locaux municipaux

D’après les explications fournies par la municipalité, le consulat d’Algérie avait sollicité la ville afin d’y installer des bureaux de vote destinés aux électeurs algériens établis en France. Le refus de la mairie contraint désormais les services consulaires à rechercher une autre solution pour l’organisation du scrutin dans le secteur concerné.

Pour justifier sa position, Christophe Barthès a notamment évoqué la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal ainsi que celle du journaliste sportif français Christophe Gleizes, détenus en Algérie selon les autorités françaises et leurs soutiens.

Des tensions persistantes entre Paris et Alger

Cette décision intervient alors que les relations entre la France et l’Algérie restent marquées par plusieurs épisodes de crispation diplomatique. En 2025, les deux pays avaient rappelé certains représentants diplomatiques et procédé à des expulsions réciproques de diplomates, accentuant les désaccords entre Paris et Alger sur plusieurs dossiers.

Ces tensions ont régulièrement eu des répercussions dans le débat politique français, notamment sur les questions liées aux relations bilatérales, aux visas ou encore à la coopération entre les deux États.

Un scrutin prévu le 2 juillet

Les élections législatives algériennes doivent se tenir le 2 juillet, y compris pour les ressortissants algériens vivant à l’étranger. Les représentations consulaires sont chargées de mettre en place les dispositifs permettant aux électeurs inscrits de participer au vote depuis leur pays de résidence.

À Carcassonne, le consulat d’Algérie devra désormais trouver un autre site pour accueillir les opérations électorales avant l’échéance du scrutin.

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