L’animateur franco-guadeloupéen, désormais Béninois Claudy Siar, connu du grand public pour avoir animé l’émission Couleurs Tropicales sur RFI, a publié sur Facebook une vidéo exprimant sa joie depuis qu’il a obtenu la nationalité béninoise. « Le Bénin m’a réparé », a-t-il déclaré simplement à ses abonnés, en marge d’une célébration conviviale. Il note que souvent les publications qui sont faites sur les réseaux sociaux ont pour objectif d’exposer des problèmes, des analyses ou d’autres choses. Mais lui, il insiste sur le fait qu’il voulait juste partager son bonheur. « Je suis heureux et je voulais partager cela avec vous », indique-t-il.
La démarche de Claudy Siar a abouti le jeudi 22 mai 2026 à Ouidah, ville symbole de la traite négrière, où il a vécu ce qu’il a lui-même décrit comme des « instants d’une rare intensité ». Ce jour-là, il a été reconnu comme Africain de Ouidah, issu de la lignée des Zossoungbo, fondateurs de la ville, et a reçu le prénom Kodjovi, nom traditionnel attribué aux personnes nées un lundi.
La cérémonie s’est articulée en deux séquences : une consultation du Fâ, restée confidentielle selon la tradition, et un rituel public au cours duquel Claudy Siar a symboliquement déposé « ses douleurs et ses défaites » devant les ancêtres. Le lendemain, lors d’une cérémonie officielle à Cotonou, l’État béninois a remis leurs attestations de nationalité à vingt-trois afro-descendants, parmi lesquels figurait Claudy Siar.
Un retour aux racines accompagné par une agence spécialisée
Dans ses publications, l’animateur a remercié l’agence Retour Gagnant Bénin, basée à Cotonou et dirigée par Nathalie Germany, qui accompagne les afro-descendants dans les démarches d’obtention de la nationalité béninoise. Il a également salué Georges-Emmanuel Germany, ambassadeur de la République du Bénin pour les afro-descendants de la Caraïbe, ainsi que le maire de Ouidah et les dignitaires coutumiers qui l’ont guidé tout au long du processus.
Né en Guadeloupe de parents d’origine guinéenne, Claudy Siar affirme ne plus se définir seulement comme afro-descendant depuis cette reconnaissance. « La Porte du Non-Retour est devenue pour moi la Porte du Retour », a-t-il déclaré en référence au monument de Ouidah érigé en mémoire des victimes de la traite atlantique. Le Bénin a adopté récemment une loi permettant aux personnes d’origine africaine de la diaspora d’obtenir la nationalité béninoise.




Depuis Ouidah 92, la graine a été semée.
Kérekou et Yayi sous l’influence d’un christianisme conquérant n’ont pas pu faire aboutir ce projet.
Talon, nous savons ce qu’il est, il a fait renaître ce projet, mais pas toujours dans le sens spirituel voulu. Top de pratique vodun pouvant nuire à la spiritualité africaine.
Car les pratiques voudun, les maraboutages etc.. ne sont pas la spiritualité africaine dont la diaspora africaine, et même l’africain du continent cherchent.
Il faut d’abord dépolitiser ce projet, faire des travaux scientifiques pouvant faire autorité, et faire renaître une spiritualité africaine authentique, débarrassée des pratiques qui peuvent faire perdre l’âme de l’africain.
Ce n’est pas seulement une opération touristique, ça va largement au delà.
Car, la finalité serait que l’africain arrêt d’aller tourner autour de la Kaaba et d’aller à Vatican.