Le 29 juin, lors d’un entretien accordé à l’émission The Last Word with Lawrence O’Donnelle, sur MS NOW, l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry est revenu sur les relations entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Interrogé, il a affirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait, selon lui, plusieurs fois plaidé en faveur d’une intervention militaire américaine au Liban, sous l’ère Obama.
Ces déclarations interviennent alors que les négociations diplomatiques se poursuivent entre Téhéran, Israël, Washington et le Liban, dans l’espoir d’une sortie de crise prochaine. En effet, depuis le déclenchement de la guerre entre Israël, soutenu par les États-Unis, et l’Iran, les affrontements ont profondément bouleversé la région, provoquant la mort de milliers de civils (plus de 2 000 en Iran, selon le décompte officiel).
Des opérations qui bloquent aussi l’économie mondiale
Les opérations militaires ont visé des installations stratégiques, des responsables politiques et militaires iraniens ainsi que des infrastructures civiles. L’Iran a répliqué par des tirs de missiles et de drones contre Israël, des bases américaines dans le Golfe et plusieurs sites énergétiques, ciblant notamment le Qatar ou Bahrein et le Koweît. La fermeture temporaire du détroit d’Ormuz a également provoqué de fortes tensions sur les marchés de l’énergie à l’échelle mondiale.
Les révélations de John Kerry
Au cours de cet entretien télévisé, John Kerry a plusieurs fois affirmé que Benjamin Netanyahu avait tenté de convaincre différentes administrations américaines d’autoriser une frappe contre l’Iran. Selon l’ancien chef de la diplomatie américaine, Barack Obama et Joe Biden auraient tous refusé cette option. Il assure en ce sens que Donald Trump est le premier président américain à avoir donné son accord à une telle intervention.
John Kerry a également jugé crédibles les informations publiées par le New York Times selon lesquelles le dirigeant israélien aurait défendu l’idée qu’un changement de régime en Iran était envisageable. Cependant, l’accord de paix, tout du moins le memorendum signés entre les principaux acteurs du conflit semble avoir mis cette finalité, entre parenthèses.
