Iran : Trump ordonne de punir les Gardiens de la révolution après la mort de soldats américains

De nouvelles frappes aériennes américaines ont visé l’Iran ce samedi à 18 heures, heure de l’Est. L’ordre est venu directement du président Donald Trump, selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), quelques heures après une attaque de missile ayant coûté la vie à deux militaires américains en Jordanie.

Ces bombardements visent à affaiblir la capacité de l’Iran à menacer le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz. Ils constituent aussi, selon le Centcom, une réponse rapide destinée à punir les forces du Corps des Gardiens de la révolution islamique, tenues pour responsables de l’attaque menée contre des soldats américains en Jordanie la veille.

Deux militaires tués, un troisième porté disparu

L’origine de cette riposte remonte à vendredi. Deux membres du service américain sont morts au combat en Jordanie alors qu’ils repoussaient une attaque menée par des missiles et des drones iraniens, a précisé l’armée américaine. Un troisième militaire reste porté disparu. Quatre autres soldats blessés ont été évacués vers des hôpitaux jordaniens, mais ont depuis quitté les établissements de santé.

Ces pertes surviennent après plusieurs jours d’échanges de tirs entre Washington et Téhéran. L’aviation américaine bombardait déjà l’Iran pour la septième nuit consécutive samedi, tandis que Téhéran ripostait en frappant des cibles en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis des leçons inoubliables aux États-Unis en cas de poursuite des bombardements.

Un précédent en 2024

Ce n’est pas la première fois que des soldats américains meurent en Jordanie sous des tirs liés à l’Iran. En janvier 2024, une attaque de drone contre la base de Tour 22, dans le nord-est du pays, avait tué trois réservistes de l’armée américaine et blessé une quarantaine d’autres militaires. L’attaque avait été attribuée à des milices soutenues par Téhéran, sans que l’Iran n’en revendique directement la responsabilité. Cet épisode avait déjà déclenché des représailles américaines contre des positions liées aux Gardiens de la révolution en Syrie et en Irak.

Une escalade qui se poursuit

La séquence actuelle intervient un mois seulement après la signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis censé ouvrir une phase de négociations. Les combats des derniers jours ont toutefois annulé cette dynamique. Du côté iranien, les autorités de la province d’Hormozgan ont fait état d’au moins trois morts et huit blessés à la suite des frappes américaines. L’armée iranienne a de son côté annoncé avoir visé une base aérienne utilisée par les forces américaines à Bahreïn.

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