L’Iran affirme avoir détruit un radar américain et frappé des drones MQ-9 au Koweït

L’Iran affirme avoir mené une attaque contre des installations militaires américaines situées au Koweït. Selon un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) relayé par l’agence Tasnim ce 20 juillet, un radar d’alerte précoce et un hangar abritant des drones MQ-9 sur la base d’Ali Al-Salem ont été visés par des drones iraniens.

Le CGRI assure que ses forces ont « entièrement détruit » le système radar et frappé le hangar où étaient stationnés les appareils. Le communiqué ajoute que plusieurs drones auraient été détruits au cours de l’opération. À ce stade, ces affirmations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.

Les autorités koweïtiennes annoncent une interception de drones

Avant la publication du communiqué iranien, l’état-major de l’armée koweïtienne avait indiqué que les systèmes de défense aérienne du pays avaient repoussé une attaque de drones. Les autorités n’ont pas détaillé l’étendue des dégâts éventuels ni confirmé les destructions revendiquées par Téhéran.

Selon des médias cités par plusieurs agences de presse, cette opération serait présentée par l’Iran comme une réponse aux frappes aériennes américaines menées contre des cibles iraniennes. Le communiqué des pasdarans affirme que leurs combattants ont « frappé un hangar de drones MQ-9 », sans fournir d’éléments permettant de vérifier indépendamment le bilan annoncé.

Le drone MQ-9 Reaper, largement utilisé par les forces américaines, est conçu pour des missions de surveillance et de frappe de longue endurance. Il constitue l’un des principaux appareils sans pilote de l’armée américaine pour les opérations extérieures.

Une base stratégique pour les forces américaines

La base aérienne d’Ali Al-Salem, située au Koweït, accueille des forces américaines et joue un rôle logistique important dans les opérations militaires de Washington au Moyen-Orient. Elle avait déjà été visée lors de précédents épisodes de tensions impliquant l’Iran, selon plusieurs rapports publiés ces dernières années.

Cette nouvelle revendication intervient dans un contexte d’escalade entre Téhéran et Washington. Depuis les récentes frappes américaines contre des installations iraniennes, les autorités iraniennes annoncent régulièrement des opérations de représailles visant des positions militaires américaines dans la région.

Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées depuis plusieurs années. Après l’élimination du général Qassem Soleimani par une frappe américaine en Irak en janvier 2020, l’Iran avait lancé des missiles contre la base d’Aïn al-Asad, où étaient stationnés des militaires américains. Cet épisode reste l’une des confrontations militaires directes les plus importantes entre les deux États avant la nouvelle phase d’escalade observée ces derniers jours.

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