Le ministère chinois des Affaires étrangères a vivement réagi mardi à la décision du département américain de la Défense d’ajouter plusieurs entreprises chinoises à sa liste des sociétés considérées comme liées à l’armée chinoise. Pékin dénonce une mesure discriminatoire et promet de défendre les intérêts de ses groupes concernés.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a critiqué mardi l’inscription de nouvelles entreprises chinoises sur la liste établie par le Pentagone. Selon les autorités américaines, les sociétés visées entretiendraient des liens avec l’appareil militaire chinois ou contribueraient à son développement.
Lors d’un point de presse, le responsable chinois a affirmé que son gouvernement rejetait cette décision et a appelé Washington à revenir sur ce qu’il considère comme un traitement injustifié à l’égard des entreprises chinoises. « La Chine prendra les mesures nécessaires pour sauvegarder fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises », a-t-il déclaré.
Pékin conteste les accusations américaines
Le ministère chinois des Affaires étrangères estime que cette liste repose sur une interprétation excessive des impératifs de sécurité nationale invoqués par les États-Unis. Les autorités chinoises accusent Washington de freiner le développement de groupes économiques chinois sous couvert de préoccupations sécuritaires.
La nouvelle liste du département américain de la Défense inclut plusieurs grandes entreprises technologiques chinoises. Pour Washington, ces groupes jouent un rôle stratégique dans le développement industriel et technologique du pays et pourraient contribuer, directement ou indirectement, au renforcement des capacités militaires chinoises.
L’inscription sur cette liste n’entraîne pas automatiquement des sanctions financières. Elle constitue toutefois un signal important pour les investisseurs américains et peut servir de base à d’autres restrictions décidées par les autorités fédérales.
Une source récurrente de tensions entre Washington et Pékin
Cette décision intervient après plusieurs mesures similaires prises ces dernières années par les États-Unis à l’encontre d’entreprises chinoises opérant dans les secteurs de la technologie, de l’énergie ou des infrastructures stratégiques.
En janvier 2025, le Pentagone avait déjà ajouté plusieurs groupes majeurs, dont Tencent et CATL, à sa liste des entreprises soupçonnées d’entretenir des liens avec l’armée chinoise. Cette initiative avait déjà suscité une protestation officielle de Pékin, qui contestait alors les accusations américaines.
Les différends autour de cette liste s’ajoutent aux désaccords persistants entre les deux puissances sur les technologies avancées, les chaînes d’approvisionnement et la sécurité nationale. À ce stade, le département américain de la Défense maintient les nouvelles désignations, tandis que les autorités chinoises affirment qu’elles prendront les dispositions nécessaires pour protéger les entreprises concernées.



