USA : Trump expulse un groupe de migrants vers la Centrafrique pour la première fois

L’administration du président américain Donald Trump a procédé à l’envoi d’un premier groupe de migrants expulsés vers la République centrafricaine. L’avion transportant des ressortissants de plusieurs pays est arrivé à Bangui dans la soirée du 12 juin 2026, selon des informations rapportées par plusieurs médias américains et internationaux.

Le transfert concerne des migrants originaires d’Iran, d’Afghanistan, de Turquie et de Géorgie ayant été expulsés du territoire américain. Les personnes concernées ont été acheminées à bord d’un vol qui a rejoint la capitale centrafricaine après une escale au Ghana.

Une destination inhabituelle pour des migrants expulsés

Les autorités américaines n’ont pas communiqué le nombre exact de passagers présents à bord de l’appareil. Selon Alma David, avocate américaine spécialisée dans les questions d’immigration, les personnes dirigées vers la République centrafricaine étaient principalement des bénéficiaires d’un sursis à l’éloignement provenant de plusieurs pays.

À ce stade, peu d’informations ont été fournies sur les conditions d’accueil de ces migrants après leur arrivée à Bangui. Leur situation future demeure également incertaine. Des avocats représentant certains expulsés ont exprimé leurs inquiétudes quant au risque d’un éventuel renvoi ultérieur vers les pays qu’ils avaient quittés.

Emily Trostle, qui représente notamment des ressortissants iraniens concernés par cette procédure, a déclaré : « Nous craignons qu’ils ne soient finalement contraints de retourner dans les pays qu’ils avaient initialement fuis ».

Des expulsions vers des pays tiers contestées

Cette opération intervient alors que la politique américaine de transfert de migrants vers des pays tiers continue de faire l’objet de contestations judiciaires. Plusieurs recours ont été engagés aux États-Unis contre ces pratiques, qui consistent à envoyer des personnes expulsées vers des États autres que leur pays d’origine.

L’administration Trump a multiplié ces derniers mois les accords avec des pays tiers afin d’accélérer les procédures d’éloignement. Des dispositifs comparables ont notamment été mis en place avec plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique centrale, selon les autorités américaines.

Le cas des ressortissants iraniens attire une attention particulière alors que les tensions entre Washington et Téhéran restent élevées. Parmi les personnes qui devaient embarquer vers Bangui figuraient au moins deux femmes iraniennes, d’après leur avocate.

Des interrogations sur leur devenir

L’escale effectuée au Ghana ajoute une part d’incertitude au dossier. Alma David a indiqué qu’il n’était pas établi si certains passagers avaient quitté l’appareil lors de cette étape intermédiaire.

Les autorités centrafricaines n’avaient pas détaillé, à la date du vol, les modalités de séjour ou de prise en charge des migrants transférés depuis les États-Unis. Les procédures engagées devant la justice américaine concernant les expulsions vers des pays tiers pourraient également influencer les prochaines opérations de ce type.

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