Après la rencontre Trump - Zelensky, la Russie frappe Kiev avec des missiles balistiques

Des missiles balistiques russes se sont abattus sur Kiev dans la soirée du 29 juillet. Le maire Vitali Klitschko a confirmé l’attaque, précisant que Dnipro et Kryviy Rih étaient également visées, selon l’armée de l’air ukrainienne.

Une frappe redoutée depuis plusieurs heures

L’assaut ne surprend pas les autorités ukrainiennes. Quelques heures plus tôt, le président Volodymyr Zelensky avait indiqué avoir reçu un rapport de l’armée de l’air évoquant une préparation russe d’attaque massive contre la capitale. Il avait jugé hautement probable qu’une frappe survienne dans la nuit. Klitschko a exhorté la population à rester dans les abris, avertissant que la menace de nouvelles attaques demeure.

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L’attaque intervient au lendemain d’une rencontre entre Zelensky et le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, au cours de laquelle le dirigeant ukrainien avait sollicité des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires pour protéger le pays. Aucun bilan humain ni décompte du nombre de missiles engagés n’était disponible dans l’immédiat.

Un mois de juillet marqué par l’intensification des frappes

Kiev n’en est pas à sa première épreuve ce mois-ci. Une centaine de blessés et dix morts avaient été dénombrés le 24 juillet, après qu’un missile balistique russe eut touché un salon d’armement organisé dans la ville, selon le procureur général Ruslan Kravchenko. Cinq jours plus tôt, le 19 juillet, une salve d’une quarantaine de missiles russes — combinant Iskander-M et engins hypersoniques de type Zircon — avait fait un mort et seize blessés, endommageant plusieurs quartiers de la capitale. Le 25 juillet, des débris de missile s’étaient abattus sur un immeuble d’habitation du district de Chevtchenkivskyï, provoquant un incendie sur deux étages.

Face à cette cadence, la défense antiaérienne ukrainienne peine à suivre. Moscou mise de plus en plus sur les missiles balistiques, une arme que les systèmes Patriot — seuls capables de les intercepter — ne parviennent que rarement à neutraliser. Le conflit au Moyen-Orient a aggravé la pénurie mondiale d’intercepteurs Patriot, compliquant leur approvisionnement vers l’Ukraine.

Washington sollicité pour renforcer la protection de Kiev

La demande adressée par Zelensky à Trump traduit l’urgence ressentie à Kiev. La capitale a déjà connu certaines des attaques les plus meurtrières de la guerre : le 8 juillet 2024, une frappe russe y avait tué au moins 33 personnes, dont cinq enfants, et endommagé l’hôpital pédiatrique Okhmatdyt.

Le gouvernement russe n’a pas réagi officiellement à l’attaque du 29 juillet. Le ministère russe de la Défense affirme habituellement viser des sites liés à la production de drones lors de ses frappes sur la capitale, une justification que les autorités ukrainiennes rejettent systématiquement, dénonçant des attaques délibérées contre des zones résidentielles.

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