Après un appel avec Poutine, Trump juge un accord de paix "beaucoup plus proche"

Une conversation téléphonique d’une heure et vingt-cinq minutes vient de relancer les spéculations sur une possible issue au conflit ukrainien. Donald Trump a affirmé ce lundi 6 juillet, depuis la Maison-Blanche, que la fin de la guerre en Ukraine se rapprochait bien davantage que ne le pensait l’opinion publique. Le président américain s’exprimait devant des journalistes en marge du lancement de son programme d’investissement « Trump Accounts », quelques jours après un échange téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Un appel présenté comme décisif

L’échange entre les deux dirigeants a eu lieu samedi 4 juillet, jour du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, a précisé le Kremlin. Selon le conseiller diplomatique russe Iouri Ouchakov, les deux hommes ont abordé la question d’un règlement du conflit ukrainien, en tenant compte de la participation prochaine de Trump au sommet de l’OTAN prévu les 7 et 8 juillet à Ankara, en Turquie. D’autres sujets internationaux auraient également été évoqués, notamment la situation au Moyen-Orient.

Interrogé sur cet appel, le président américain s’est montré confiant quant à l’issue des négociations. « Je pense que nous sommes bien plus proches d’y mettre fin que les gens ne le pensent », a-t-il déclaré. Il a ajouté que Poutine souhaitait la fin du conflit, tout comme le président ukrainien Volodymyr Zelensky, avec qui il s’était également entretenu par téléphone le même jour à l’occasion de la fête nationale américaine.

Des combats qui se poursuivent sur le terrain

Cette annonce optimiste tranche avec la réalité du front. Le Kremlin a revendiqué vendredi la prise de Kostiantynivka, un bastion des forces ukrainiennes dans la région de Donetsk, une annonce fermement démentie par Kiev, qui affirme que ses troupes contrôlent toujours la cité et que les combats s’y poursuivent. Sur le plan diplomatique, les discussions restent bloquées, Moscou exigeant le retrait des forces ukrainiennes de l’ensemble de la région de Donetsk, une condition que Kiev refuse d’accepter.

Trump avait promis, dès son retour à la Maison-Blanche, de régler le conflit « en vingt-quatre heures ». Les tractations se poursuivent depuis plusieurs mois sans qu’un cadre précis de négociation n’ait pu être arrêté entre les belligérants.

Le dossier ukrainien à l’agenda du sommet de l’OTAN

Trump a indiqué que la question du règlement du conflit serait discutée lors du sommet de l’Alliance atlantique à Ankara. Une rencontre bilatérale avec Zelensky est déjà programmée en marge de ce sommet, mercredi après-midi, selon la porte-parole adjointe de la Maison-Blanche Anna Kelly. Les 32 pays membres de l’OTAN doivent notamment y annoncer un paquet d’aide à l’Ukraine estimé à au moins 140 milliards d’euros, réparti sur deux ans. Le président américain doit également s’entretenir à nouveau avec Poutine dans les prochains jours pour évoquer les modalités d’un arrêt des hostilités, selon l’agence Reuters.

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