Le Bénin et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé un nouveau cadre de coopération doté de 2,6 milliards de dollars, couvrant la période 2027-2036. La cérémonie s’est déroulée le vendredi 17 juillet dans un hôtel de Cotonou, en présence d’Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale.
Une audience présidentielle en amont de la signature
Avant la cérémonie, Bjerde a été reçue au palais de la Marina par le président Romuald Wadagni. D’après les précisions rapportées à l’issue de cet entretien, l’institution entend appuyer les orientations économiques fixées par les autorités béninoises pour la décennie à venir. Ont suivi, la même journée, des accords de financement distincts couvrant quatre initiatives sectorielles portées par le gouvernement : un projet énergétique (Dogo Bis), un programme gazier (Prime Gaz), une opération baptisée Dares, ainsi qu’un volet consacré à la nutrition rattaché au programme Alafia.
La visite de Bjerde fait partie d’une tournée régionale qui l’a menée d’abord au Tchad, puis au Togo, avant son arrivée au Bénin. Elle était accompagnée d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Trois axes prioritaires pour la décennie
Le nouveau cadre de partenariat repose sur trois piliers : le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, l’extension de l’accès aux infrastructures essentielles, et la transformation économique portée par le secteur privé. Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, présente ce cadre comme centré sur l’emploi : « l’emploi est l’étoile polaire du parcours de développement du Bénin », a-t-elle déclaré selon le communiqué de l’institution publié en juin.
Les secteurs concernés incluent l’énergie, l’agriculture, l’industrialisation et l’insertion économique des jeunes. Sur l’enveloppe globale, le Bénin doit bénéficier d’une allocation de l’Association internationale de développement (IDA) de 1,077 milliard de dollars sur dix ans, complétée par des financements de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Nathalie Kouassi Akon, directrice de division IFC pour le golfe de Guinée, décrit le secteur privé comme « le moteur de la transformation économique » attendu pour la prochaine décennie.
Un premier volet concret a déjà été approuvé en juin : deux financements IDA totalisant 320 millions de dollars, dont 150 millions destinés à la première phase du barrage multifonctions de Dogo Bis sur le fleuve Ouémé, une infrastructure hydroélectrique de 128 MW appelée à irriguer 17 500 hectares.
Une trajectoire adossée à la Vision 2060
Le nouveau cadre s’appuie sur la Vision nationale de développement 2060, adoptée par le Parlement béninois en juillet 2025, appelée à remplacer la Vision Alafia 2025 dès janvier 2026.
Le Bénin comptait 14,5 millions d’habitants en 2024. Le taux de pauvreté s’établissait à 36,2 % sur la période 2021-2022, en baisse de 2,3 points par rapport au cycle précédent. Si le chômage restait limité à 2,4 %, le sous-emploi concernait 72 % de la population active — un déséquilibre qui éclaire l’objectif affiché de créer des emplois qualifiés dans ce nouveau partenariat.
Le pays est le premier à avoir rejoint en 2026 le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents dans le cadre de sa stratégie Cap sur 2030, portant à 37 le nombre de pays partenaires de ce dispositif.




Ces organismes que sont le FMI, la Banque Mondiale ne sont pas là pour nous aider à nous développer mais au contraire ces organismes sont là pour nous enfoncer dans les méandres de la dette.
Il faut trouver d’autres sources de financement moins contraignant.
« Les gros chiffres..pour nous saouler » Ils sont là juste pour dire aux béninois ce qu’ils vont avoir à rembourser.
Sans compter les taux de ces emprunts (service de la dette)
Bref, la question est de savoir – encore et de nouveau – si les profits que vont générer ces emprunts seront suffisants pour rembourser ces dettes et leurs intérêts
Et donc où, va être investi cet argent
« l’aes s’autofinance » Pure propagande ! Ces pays cherchent à emprunter à la Banque Mondiale et au FMI
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(@_@)
Le nègre de maison qui se contente toujours des miettes venant des autres, qu’il va reconvertir après en francs CFA, puis se donner une fierté de atto.
Pendant que l’AES s’autofinance, nous on va emprunter en dollars pour rembourser après avec les chiffons de francs CFA, dont on ne contrôle même pas l’impression.
Nous voulons des actions concrètes..visibles..mesurables dans le temps et surtout leur impact sur le social..
Les gros chiffres..pour nous saouler..en s emenfou..