Le Conseil économique et social (CES) et le Sénat du Bénin viennent d’être dotés de leurs membres. Léandre Houngbédji, ministre et porte-parole du gouvernement béninois, a présenté l’apport de ces deux institutions lors de l’émission Face à l’actualité, diffusée le 5 juillet.
Cette intervention fait suite au Conseil des ministres du 1er juillet 2026, présidé par Romuald Wadagni, qui a entériné la composition de ces deux institutions. Le CES compte désormais 114 conseillers répartis entre les douze départements du pays, chaque département disposant de membres désignés par les secteurs agricole, artisanal, commercial et industriel, par l’Assemblée nationale et par le chef de l’État. Le Sénat a connu ses propres nominations lors de la même séance gouvernementale.
Le CES, un relais de proximité pour le gouvernement
Face à l’idée selon laquelle l’exécutif assure déjà la reddition de comptes auprès des citoyens, Houngbédji a opposé un argument de proportion. Il a rappelé que le gouvernement ne compte qu’une vingtaine de membres pour environ 13 millions de Béninois, quand le CES aligne près d’une centaine de représentants, présents jusque dans la plupart des communes du pays. Selon lui, cette présence territoriale permet aux conseillers d’échanger directement avec les populations « dans les langues les plus parlées », un atout que le porte-parole ne peut reproduire seul, faute de maîtriser l’ensemble des langues nationales. Le ministre a présenté cette proximité linguistique comme un levier de compréhension des lois, la meilleure compréhension des textes favorisant, selon lui, un engagement civique renforcé.
L’architecture institutionnelle du Sénat
Concernant le Sénat, Houngbédji a expliqué la rémunération des sénateurs par leur parcours antérieur, soulignant que les membres retenus ont déjà occupé des fonctions officielles, certains percevant même une retraite. Le porte-parole a orienté son propos vers l’efficacité attendue de l’institution. Il a évoqué la contribution du Sénat à l’architecture institutionnelle du pays, à sa stabilité et à la cohésion nationale, arguments déjà développés par le gouvernement lors de la mise en place de la chambre. « Je pense que les Béninois l’ont tellement bien compris », a-t-il affirmé, évoquant l’attente manifestée par une partie de l’opinion quant à la mise en place effective du Sénat.
Le CES avait ouvert sa première session ordinaire de l’année en début 2026, avant de recevoir sa composition définitive début juillet. Le Sénat, de son côté, doit encore préciser le calendrier de l’installation de ses membres et le lancement officiel de ses activités, une échéance que le gouvernement n’a pas encore communiquée.
