Des négociations entre l’Iran et Oman portent sur une future rémunération liée au passage des navires dans le détroit d’Ormuz. L’annonce a été faite ce 28 juillet par l’ambassadeur iranien à Moscou, Kazem Jalali, dans un entretien accordé à l’agence russe TASS. Le diplomate a indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été arrêtée sur le montant de ces frais.
Selon ses déclarations, les deux pays échangent sur les modalités de gestion du détroit, qu’il s’agisse de la sécurité maritime, des règles de navigation ou d’une éventuelle rémunération des services fournis aux navires. « Nous prenons avec Oman les décisions concernant la sécurité du détroit », a déclaré le représentant iranien. Il a ajouté que « le coût de ces services fait l’objet de négociations » et qu’une décision serait prise ultérieurement.
Des discussions toujours en cours
D’après les propos rapportés par TASS, les autorités iraniennes et omanaises travaillent conjointement sur plusieurs aspects liés à l’administration du détroit d’Ormuz. Les échanges ne se limitent pas à la question financière, mais concernent aussi les règles de passage des navires empruntant cette voie maritime.
L’ambassadeur iranien n’a toutefois fourni ni calendrier ni montant concernant les éventuels frais. Les déclarations disponibles indiquent uniquement que les discussions se poursuivent et qu’aucun dispositif n’a encore été officiellement adopté.
Cette prise de parole intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques sont examinées pour encadrer davantage la navigation dans le détroit. Selon des informations publiées par Reuters, des propositions inspirées du modèle appliqué dans le détroit de Malacca figurent parmi les pistes étudiées, même si aucun accord final n’a encore été annoncé.
Un passage stratégique pour le commerce mondial
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des corridors maritimes les plus sensibles au monde. Une part importante des exportations de pétrole et de gaz des pays du Golfe y transite quotidiennement, ce qui place chaque évolution de son régime de navigation sous la surveillance des marchés énergétiques, des compagnies maritimes et des États importateurs.
Toute modification des règles de passage ou de la tarification pourrait avoir des répercussions sur les coûts du transport maritime et sur les flux commerciaux traversant cette zone. Les armateurs suivent donc de près l’évolution des discussions entre l’Iran et Oman.
Le détroit relie le golfe Persique au golfe d’Oman puis à la mer d’Arabie. À son point le plus étroit, il mesure une quarantaine de kilomètres, tandis que les couloirs de navigation utilisés par les navires sont beaucoup plus réduits. Cette configuration en fait un passage particulièrement stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial et explique l’attention portée aux négociations actuellement menées entre les deux pays.



