Trois jours après avoir reçu Macky Sall au Palais de la République, Bassirou Diomaye Faye a tranché : le Sénégal apportera son plein soutien à la candidature de son prédécesseur au poste de secrétaire général des Nations unies. L’annonce, faite ce lundi 20 juillet par communiqué, lève une ambiguïté restée en suspens depuis plusieurs mois.
Un soutien attendu depuis mars
Le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a confirmé la décision dans un texte revenant sur l’audience du vendredi 17 juillet. Ce jour-là, Sall était venu exposer l’état d’avancement de sa candidature et demander l’appui officiel de Dakar, une démarche jugée nécessaire pour crédibiliser sa campagne à l’international. Jusqu’ici, c’est le Burundi, et non le Sénégal, qui portait formellement sa candidature auprès des Nations unies.
L’entretien s’est déroulé, selon le communiqué, « dans un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ». La présidence y voit un signe de continuité de l’État, malgré les tensions ayant marqué les rapports entre Sall et Faye depuis l’alternance de 2024.
Une candidature déjà freinée une fois
Le processus de sélection pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, a démarré le 25 novembre 2025 à New York. Sall avait pourtant essuyé un premier revers en mars 2026, lorsque l’Union africaine avait refusé d’entériner sa candidature face à l’opposition de vingt de ses États membres.
Depuis, l’ancien chef d’État a multiplié les démarches diplomatiques pour rallier des soutiens, de Pékin à Athènes en passant par New York, avant ce déplacement à Dakar suivi d’une étape à Banjul auprès du président gambien Adama Barrow.



