Une possible livraison chinoise d’armes à l’Iran a provoqué une mise en garde publique de Donald Trump ce 29 juillet. Interrogé sur des informations évoquant le transfert de 400 lance-roquettes vers Téhéran via le Pakistan, le président américain a assuré que Xi Jinping s’était personnellement engagé à ne pas y participer.
Selon des propos rapportés par Fox News et recueillis par la journaliste Jacqui Heinrich, Trump a d’abord réagi avec prudence : « Cela serait surprenant si ce genre de choses arrive ». Il a ensuite précisé la teneur de ses échanges avec son homologue chinois : « Il m’a dit très fermement qu’il n’y participerait pas », avant d’ajouter que Xi « sait que je serais très déçu » si un tel accord venait à se confirmer.
Un contrat évalué jusqu’à 400 systèmes portables
Ces déclarations font suite à des révélations publiées par l’agence Reuters, citant trois sources proches du dossier. D’après elles, l’Iran attendrait dans les prochaines semaines une première cargaison pouvant atteindre 400 lanceurs antiaériens portables de fabrication chinoise, les modèles QW-12 et FN-16, capables de viser des aéronefs volant à basse altitude. L’accord, chiffré entre 60 et 70 millions de dollars, aurait été conclu par l’intermédiaire d’une société basée à Hong Kong, Zhongqing Baoshang International Investment. Le trajet des équipements passerait par la ville d’Urumqi, dans l’ouest de la Chine, avant un transit par le territoire pakistanais. Cette commande interviendrait alors que Téhéran cherche à combler les brèches de son dispositif de défense antiaérienne, fragilisé par plusieurs mois d’échanges militaires avec les États-Unis et Israël.
Pékin et Islamabad rejettent les accusations
Les autorités chinoises ont catégoriquement contesté ces informations. Le ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié le rapport de « totalement infondé », affirmant que Pékin œuvre plutôt à l’apaisement du conflit régional. Du côté pakistanais, le service de presse de l’armée (ISPR) a lui aussi rejeté toute implication dans un éventuel transit d’armements vers l’Iran, évoquant des allégations « fabriquées ».
Une promesse mise à l’épreuve
Cette mise en garde de Trump fait écho à des déclarations qu’il avait déjà formulées quelques jours plus tôt. Le président américain avait affirmé que Xi Jinping et Vladimir Poutine s’étaient tous deux engagés personnellement, lors de rencontres récentes à Pékin et à Moscou, à ne fournir aucune arme à l’Iran. Selon ses propos, le dirigeant russe lui aurait tenu cet engagement « malgré la terrible guerre en cours en Ukraine ». Reste à savoir si la livraison évoquée se concrétisera dans les semaines annoncées, et comment Washington réagirait si tel était le cas.



