Jeux du Commonwealth : le petit-fils d'Idi Amin assène un coup de tête à son adversaire et se fait disqualifier

Aziz Abdul, petit-fils de l’ancien dirigeant ougandais Idi Amin Dada, a été éliminé des Jeux du Commonwealth à Glasgow après une disqualification provoquée par un coup de tête contre son adversaire anglais Damar Thomas, mercredi. Le boxeur ougandais, engagé dans la catégorie des super-lourds (+90 kg), a quitté la compétition après un combat marqué par plusieurs incidents.

La décision arbitrale a provoqué la colère d’Aziz Abdul, qui a contesté la sanction après la rencontre. « Cette décision n’est pas juste et je ne suis pas content », a déclaré le boxeur après son élimination. Selon lui, les arbitres auraient été trop sévères à son encontre, estimant que ses adversaires britanniques avaient aussi commis des fautes lors des précédents combats.

Le combat avait pourtant commencé favorablement pour l’Ougandais, auteur de plusieurs coups efficaces dans le premier round. La situation s’est ensuite dégradée après une riposte de Damar Thomas, qui a touché Abdul avec un direct du gauche. Le boxeur ougandais a été sanctionné une première fois après avoir continué à frapper alors que l’arbitre avait séparé les deux combattants. Déjà dominé aux points, il a finalement été exclu après un second coup de tête porté au menton de son adversaire.

Aziz Abdul, un héritier d’un nom lourd dans l’histoire ougandaise

Avant cette élimination, Aziz Abdul avait attiré l’attention en raison de son lien familial avec Idi Amin Dada, qui a dirigé l’Ouganda entre 1971 et 1979. Le boxeur avait déclaré à son arrivée à Glasgow vouloir devenir « le nouveau roi d’Écosse », une référence aux propos de son grand-père qui s’était lui-même attribué ce titre dans les années 1970.

Idi Amin Dada est arrivé au pouvoir en 1971 après un coup d’État militaire contre le président Milton Obote. Ancien officier de l’armée coloniale britannique, il avait rapidement gravi les échelons militaires avant de prendre la tête du pays. Son régime a été marqué par une forte répression politique et des violations massives des droits humains. Les historiens estiment que plusieurs centaines de milliers de personnes auraient été tuées ou disparues pendant ses années au pouvoir.

En 1972, il avait ordonné l’expulsion d’environ 60 000 à 80 000 habitants d’origine indienne et pakistanaise vivant en Ouganda. Cette décision avait profondément affecté l’économie du pays, alors largement dépendante de cette communauté dans le commerce et l’industrie.

La chute d’Idi Amin et son exil jusqu’à sa mort

Le règne d’Idi Amin Dada prend fin en 1979 après une offensive militaire menée par la Tanzanie, soutenue par des opposants ougandais. Contraint de quitter le pouvoir, il fuit d’abord vers plusieurs pays avant de s’installer en Arabie saoudite, où il reste jusqu’à sa mort en 2003.

Aujourd’hui âgé de 30 ans environ, Aziz Abdul tente de se construire une carrière sportive loin de la politique. Son élimination aux Jeux du Commonwealth a toutefois replacé son héritage familial au centre de l’attention médiatique.

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