Un convoi militaire a échappé à une embuscade tendue à Tabrichaat, dans le nord du Mali, le 18 juillet. Selon les Forces armées maliennes (FAMa), l’itinéraire du convoi a pu être maintenu malgré l’attaque menée par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Une embuscade repoussée selon les FAMa
D’après le communiqué des FAMa relayé sur les réseaux sociaux, leurs forces et leurs partenaires seraient parvenues à mettre en échec l’embuscade tendue par les groupes armés. Le convoi visé aurait ainsi pu poursuivre sa route vers sa destination sans être arrêté par les assaillants.
Cette version tranche avec celle diffusée la veille par le FLA et le JNIM, qui revendiquaient conjointement l’attaque et évoquaient des pertes importantes côté militaire, avec des soldats tués ou capturés. Une source militaire basée à Gao avait indiqué à l’AFP que le convoi, fort d’une cinquantaine de véhicules, s’était retrouvé pris sous le feu en quittant Anéfis en direction de Gao. Aucun bilan chiffré indépendant n’a confirmé l’une ou l’autre version à ce stade.
Un dépôt logistique détruit à Kardjiba
Le même jour, les FAMa affirment avoir détruit un dépôt logistique contenant du carburant et des motos à Kardjiba, près de Gourma-Rharous. Plusieurs combattants des groupes armés y auraient été mis hors d’état de nuire, selon le communiqué militaire, sans précision sur leur nombre exact. Une vidéo diffusée dans la foulée montrerait une frappe de drone FPV attribuée à Africa Corps, la structure paramilitaire russe présente aux côtés de l’armée malienne, visant un véhicule du FLA.
Combats répétés dans le nord du pays
La zone d’Anéfis a connu de violents affrontements ces dernières semaines. Début juillet, une offensive coordonnée du JNIM et du FLA avait permis la prise temporaire de la localité, avant que les FAMa et les forces russes ne la reprennent quelques jours plus tard. Le Sahel malien reste, depuis plusieurs années, l’un des théâtres les plus actifs de la présence jihadiste en Afrique de l’Ouest, avec une intensification des attaques contre les convois logistiques et militaires depuis le retrait des forces françaises et le déploiement des paramilitaires russes aux côtés de Bamako.



