Michael Olise accusé de délaisser son enfant, son clan livre sa version

Le clan de Michael Olise a réagi après les accusations d’une mère allemande affirmant que le joueur du Bayern Munich refuse tout contact avec leur fille. Une pension mensuelle réclamée devant la justice française atteindrait 60 000 euros, un montant contesté par l’entourage du footballeur, selon les informations du quotidien Bild publiées le 20 juillet.

Une relation entamée à Londres

Selon le média, le joueur et Fatima Zaunbrecher, une Allemande de 34 ans originaire de Düsseldorf, se sont rencontrés il y a quatre ans, à une époque où l’ailier français évoluait encore à Crystal Palace. La jeune femme raconte s’être rapprochée progressivement du footballeur, alors peu connu du grand public : « On s’est tout de suite bien entendus », confie-t-elle à Bild. Leur histoire a duré un peu plus de deux ans avant leur séparation, période après laquelle Fatima Zaunbrecher a découvert sa grossesse. Un test réalisé à Munich a ensuite confirmé la paternité du joueur formé en région parisienne, aujourd’hui père d’une fillette de 20 mois prénommée Aaliyah Noor.

Un dialogue rompu, selon la mère de l’enfant

Depuis la naissance, Olise n’a plus eu de contact direct avec la mère de sa fille, laissant ses avocats gérer les échanges, affirme Fatima Zaunbrecher. Elle assure ne jamais avoir reçu de réponse après l’envoi de photos du bébé. Une pension mensuelle de 836,50 euros lui a d’abord été proposée par les conseils du joueur, montant ensuite porté à 2 000 euros, sans qu’aucun paiement ne suive, selon ses déclarations. Elle rapporte également des propos qu’elle juge blessants de la part d’une avocate du clan Olise, qui lui aurait suggéré d’« acheter des vêtements d’occasion » pour l’enfant.

La version du clan Olise

L’entourage du Français conteste une partie de ce récit. Selon lui, le joueur n’a jamais refusé de verser une pension et a même proposé un montant supérieur au barème maximal fixé par la législation allemande. Le clan Olise ajoute que Fatima Zaunbrecher a tenté, sans succès, d’obtenir devant la justice française une pension mensuelle de 60 000 euros, une demande jugée disproportionnée par les avocats du footballeur.

Ce type de contentieux n’est pas isolé dans le monde du football. Plusieurs joueurs, souvent des internationaux, ont déjà été confrontés à des procédures similaires de reconnaissance ou de contestation de paternité. Marcel Desailly, champion du monde 1998, a longtemps refusé d’admettre être le père d’une fillette née en 2014, avant qu’un test ADN ne le confirme. Mario Balotelli avait également nié toute responsabilité en 2012 avant de se rétracter face aux résultats d’un test. André-Pierre Gignac et l’ivoirien Yaya Touré ont eux aussi été visés par des démarches judiciaires de mères réclamant la reconnaissance de leur enfant.

Une révélation en plein sommet de carrière

Cette affaire éclate au moment où Michael Olise traverse la période la plus faste de sa carrière. Auteur de 22 buts et 26 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison avec le Bayern Munich, il a contribué au doublé Bundesliga-Coupe d’Allemagne du club bavarois. Lors de la Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’ailier tricolore a terminé meilleur passeur du tournoi avec sept offrandes, devançant le record historique de Pelé sur une même édition, avant que la France ne s’incline face à l’Angleterre en petite finale (6-4). Une razzia sportive qui contraste avec le climat tendu décrit par la mère de sa fille. Aucune date d’audience n’a pour l’heure été communiquée dans le dossier opposant Michael Olise à Fatima Zaunbrecher.

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