Une frappe à la 90e minute a suffi à sceller l’élimination du Portugal. En huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, l’Espagne s’est imposée 1-0 ce lundi 6 juillet au AT&T Stadium d’Arlington, au Texas, grâce à un but de Mikel Merino dans les arrêts de jeu. La Roja rejoint les quarts de finale, où elle affrontera le vainqueur du match entre les États-Unis et la Belgique.
Le scénario s’est noué en un éclair. Entré cinq minutes plus tôt, Merino a été lancé en profondeur par Ferran Torres et n’a laissé aucune chance à Diogo Costa. Il s’agissait de son onzième but sous le maillot espagnol, en 48 sélections. Jusque-là, la rencontre était restée verrouillée, chacune des deux nations ibériques se neutralisant dans un duel tactique dominé en seconde période par l’Espagne, plus maîtresse du ballon selon les statistiques du match.
Un parcours mondial contrasté pour les deux sélections
Les deux équipes arrivaient à ce rendez-vous par des chemins différents. Le Portugal avait terminé deuxième du groupe K, avec un nul frustrant contre la RD Congo (1-1), une large victoire contre l’Ouzbékistan (5-0) et un nouveau nul contre la Colombie (0-0). Son billet pour les huitièmes s’était joué au bout du suspense en seizièmes de finale, face à la Croatie de Luka Modrić : menés 1-0, les hommes de Roberto Martínez avaient égalisé sur un penalty de Ronaldo avant qu’un but de Gonçalo Ramos, à la 90e+4, ne scelle une victoire 2-1.
L’Espagne, elle, présentait un bilan plus tranquille. Sortie invaincue du groupe H, la sélection de Luis de la Fuente avait ensuite dominé l’Autriche 3-0 en seizièmes de finale, sans encaisser le moindre but en phase de groupes.
Ronaldo, une soirée sans éclat pour une sixième Coupe du monde
Pour sa sixième participation à un Mondial, présentée comme la dernière de sa carrière, Cristiano Ronaldo a livré une prestation stérile, contenu par la charnière Pau Cubarsí–Aymeric Laporte. Le capitaine portugais restait pourtant sur un fait marquant : lors du match précédent contre la Croatie, il était devenu, à 41 ans et 147 jours, le plus vieux buteur de l’histoire des phases à élimination directe d’une Coupe du monde, dépassant le record détenu jusque-là par son compatriote Pepe (39 ans et 283 jours), selon les données relayées par la FIFA et Fox Sports.
Ce lundi, en revanche, Ronaldo n’a pas trouvé la faille. Les entrées de Rafael Leão et Diogo Dalot à la 73e minute, puis de Francisco Conceição à la 83e, n’ont pas suffi à débloquer l’attaque portugaise. Bernardo Silva, averti d’un carton jaune en fin de rencontre, a manqué de peu d’arracher l’égalisation d’une tête passée juste au-dessus du but espagnol, dans les derniers instants du temps additionnel.
Après le sifflet final de l’arbitre anglais Anthony Taylor, l’Espagne s’est jointe au tableau des quarts de finale, dans l’attente du résultat du choc entre les États-Unis et la Belgique. La date et le lieu de ce quart de finale seront fixés dans les prochains jours par la FIFA, à l’issue des derniers huitièmes de finale programmés cette semaine.
