Le trophée le plus convoité du football mondial a changé de mains ce dimanche soir. L’Espagne s’est imposée 1-0 face à l’Argentine au terme d’une finale disputée à guichets fermés au MetLife Stadium, dans le New Jersey. La Roja décroche ainsi sa deuxième étoile, seize ans après son premier sacre obtenu face aux Pays-Bas en 2010, en Afrique du Sud — déjà sur le score étriqué de 1-0.
Une rencontre tendue, décidée en prolongation
Le premier acte a viré au combat physique. Lisandro Martínez, touché, a dû céder sa place à Otamendi dès la 43e minute, après avoir écopé d’un carton jaune. À la pause, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a fait entrer Paredes pour muscler son entrejeu, sans empêcher l’accumulation des avertissements : Paredes lui-même à la 51e, puis Cristian Romero juste avant le coup de sifflet final du temps réglementaire. C’est finalement Enzo Fernández, sanctionné une première fois avant de récolter un second carton à la 90e+2, qui a fait basculer la rencontre. Réduite à dix pour la prolongation, l’Albiceleste n’a pas résisté aux assauts espagnols.
Luis de la Fuente avait entre-temps injecté du sang neuf avec les entrées de Ferran Torres, Pedri et Nico Williams. C’est le premier cité qui a fait la différence, à la 106e minute, sur une réalisation validée après vérification de l’arbitrage vidéo. Un ultime carton jaune, pour Mac Allister à la 111e, n’a rien changé à l’issue du match.
Deux parcours opposés jusqu’à New Jersey
Les deux sélections arrivaient à ce rendez-vous avec des trajectoires distinctes. L’Argentine, tenante du titre remporté en 2022, avait terminé première de ses qualifications sud-américaines avant de dominer le groupe J puis d’écarter l’Angleterre en demi-finale (2-1). L’Espagne, elle, restait invaincue depuis 37 rencontres et n’avait concédé qu’un seul but sur l’ensemble de la compétition, jusqu’à sa démonstration face à la France en demi-finale (2-0). Il s’agissait de leur toute première opposition en finale de Coupe du monde, les deux pays ne s’étant croisés qu’une seule fois dans l’histoire du tournoi, en 1966.
Mbappé et Yamal, deux records inscrits malgré la défaite
Le sacre espagnol s’accompagne de plusieurs faits marquants pour l’histoire du tournoi. Kylian Mbappé termine meilleur buteur de cette Coupe du monde 2026 avec 10 réalisations, deux de plus que Lionel Messi, resté muet en finale. Grâce à son doublé inscrit lors du match pour la troisième place face à l’Angleterre, l’attaquant français a également rejoint l’Argentin en tête du classement all-time de la compétition, les deux hommes culminant désormais à 22 buts chacun, loin devant l’Allemand Miroslav Klose (16). Le capitaine argentin, âgé de 39 ans, devient par ailleurs seulement le deuxième joueur masculin à disputer trois finales de Coupe du monde, aux côtés du Brésilien Cafu. Côté espagnol, Lamine Yamal, 19 ans et 6 jours, entre lui aussi dans l’histoire en devenant le troisième plus jeune finaliste masculin, derrière Pelé (17 ans et 249 jours en 1958) et Giuseppe Bergomi (18 ans et 174 jours en 1982).
Fait rare, l’Argentine devient la deuxième nation consécutive à perdre une finale de Coupe du monde en tant que championne en titre, après la France en 2022 face à l’Argentine elle-même. L’Espagne rejoint pour sa part le cercle très fermé des sélections doubles championnes du monde, aux côtés de l’Italie, de l’Allemagne, de l’Uruguay et de la France.




Aymeric Laporte, seul Français en activité champion d’Europe et de Monde.
Merci papa Deschamps 😉