Nucléaire iranien : Netanyahou exhorte Trump à frapper un site souterrain près de Natanz

Une frappe américaine sur le site souterrain de Pickaxe Mountain, près de Natanz, figure parmi les options examinées par Donald Trump, à la demande du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Un responsable militaire israélien impliqué dans les opérations de ciblage a indiqué au Wall Street Journal ce 21 juillet que les frappes de juin n’avaient pas suffisamment visé les travaux liés à l’armement nucléaire.

Cette pression fait suite à des activités suspectes déjà repérées sur plusieurs sites iraniens malgré les frappes américaines, notamment à Taleghan 2 dans le complexe de Parchin, où un chantier de réparation actif avait été observé début juillet. La montagne Pickaxe vient désormais s’ajouter à la liste des sites surveillés de près par les services de renseignement occidentaux.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

Pourquoi Netanyahou cible ce site

Construite en profondeur dans la roche, l’installation de Pickaxe est jugée particulièrement résistante aux bombardements. Selon des responsables israéliens et américains, des milliers de centrifugeuses d’enrichissement d’uranium y auraient été transférées dès l’automne dernier, après les frappes américaines et israéliennes de juin 2025 contre les trois principaux sites atomiques du pays. Le responsable militaire cité par le quotidien américain a précisé qu’il restait encore beaucoup à faire sur ce site.

Le média souligne toutefois que la présence de centrifugeuses ne prouve pas nécessairement la construction d’une nouvelle installation d’enrichissement. Téhéran aurait pu simplement y abriter le matériel survivant aux bombardements pour le protéger d’une destruction totale.

Des objectifs de guerre qui divergent

La demande de Netanyahou intervient alors que les priorités militaires d’Israël et de Washington semblent s’écarter. Le Premier ministre israélien pousserait Trump à relancer des frappes généralisées contre l’Iran, dans le but de freiner à la fois les capacités d’armement et les efforts de reconstruction du régime. L’évaluation israélienne sur le déplacement des centrifugeuses a été transmise aux autorités américaines, qui l’examinent actuellement.

Cette divergence s’observe alors que le cessez-le-feu entre les deux pays a déjà volé en éclats début juillet, Trump ayant annoncé sa rupture après des tirs iraniens visant des navires marchands dans le détroit d’Ormuz ainsi que des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Un programme suivi depuis des décennies

Le site de Natanz, situé à environ 135 miles au sud de Téhéran, constitue historiquement le cœur de l’enrichissement d’uranium iranien depuis sa mise en service au début des années 2000, bien avant les frappes de 2025. L’Agence internationale de l’énergie atomique n’a plus accès à plusieurs installations du pays depuis les bombardements de juin dernier, ce qui limite la capacité de vérification indépendante sur l’état réel du programme nucléaire iranien.

Laisser un commentaire