Un attaquant expulsé en huitièmes de finale, réintégré 48 heures plus tard sur décision de sa propre fédération sportive : la séquence relance les soupçons d’ingérence politique dans le football mondial, en pleine Coupe du monde 2026. Selon les informations de NBC News, Donald Trump aurait appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour demander un réexamen de la suspension visant l’attaquant américain Folarin Balogun, avant que l’instance ne décide dimanche de suspendre l’application de cette sanction.
Une expulsion suivie d’un revirement disciplinaire
Balogun avait reçu un carton rouge lors de la victoire des États-Unis face à la Bosnie-Herzégovine (2-0) en huitièmes de finale, un geste qualifié de non intentionnel par le joueur lui-même. Cette expulsion devait automatiquement l’écarter du match suivant contre la Belgique, prévu lundi à Seattle. La commission de discipline de la FIFA a toutefois annoncé dimanche suspendre la mise en œuvre de cette sanction, invoquant l’article 27 du code disciplinaire de l’instance. Dans son communiqué, la FIFA a précisé que « si Folarin Balogun commet une nouvelle infraction de nature et de gravité similaires durant la période probatoire, la suspension sera révoquée et la sanction appliquée ». Cette période probatoire a été fixée à un an.
Ce mécanisme n’est pas inédit : la fédération avait déjà appliqué une mesure comparable en 2025 pour réduire à un match, assorti d’une période probatoire, une suspension de trois matchs initialement infligée au Portugais Cristiano Ronaldo après un carton rouge contre l’Irlande.
La Belgique dénonce une décision contradictoire
La fédération belge de football a vivement réagi, se disant stupéfaite par ce choix qu’elle juge incompatible avec les propres textes de la FIFA. Elle relève une contradiction entre la décision et l’article 66.4 du code disciplinaire de l’instance, qui prévoit qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour la rencontre suivante, ainsi qu’avec l’article 10.5 du règlement de la compétition, formulant la même règle pour la Coupe du monde 2026. La fédération belge a indiqué examiner l’ensemble des options à sa disposition.
Du côté américain, la fédération de football a pour sa part fait savoir qu’elle acceptait la décision de la commission de discipline et se félicitait de la disponibilité de son attaquant pour la rencontre à venir.
Une intervention présidentielle non confirmée par la FIFA
L’élément le plus sensible de ce dossier reste l’appel téléphonique que Donald Trump aurait passé à Gianni Infantino avant l’annonce de la décision. Selon la source citée par NBC News, cet appel serait intervenu mercredi. La FIFA n’a pas confirmé si ce contact a joué un rôle dans l’issue du dossier et n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations du média américain sur ce point. Le président américain a de son côté salué la décision de la FIFA sur les réseaux sociaux, remerciant l’instance d’avoir, selon ses mots, réparé une injustice.
Cette séquence intervient alors qu’Infantino a multiplié ces derniers mois les gestes de rapprochement avec Donald Trump, notamment en lui remettant un prix baptisé FIFA Peace Prize lors du tirage au sort de la compétition.
Folarin Balogun, auteur du but d’ouverture face à la Bosnie-Herzégovine, sera donc bien aligné lundi à 20 heures (heure locale) face à la Belgique, les États-Unis visant leur première qualification pour un quart de finale de Coupe du monde depuis 2002.




Pas le moindre doute sur l’intervention mafieuse de Trump. Quand à l’intégrité d’Infantino, ça fait marrer tout le monde rien que d’aborder le sujet
Dans le même ordre d’idée peu probable que l’arbitre « ose » siffler un péno contre les USA. Les petits belges partent avec deux buts de retard avant même de commencer le match .
Corruption active.
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