Un chiffre suffirait à faire basculer la guerre : mille drones survolant Moscou en une seule nuit. C’est la ligne de rupture fixée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui affirme que l’intensification des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe finira par forcer Vladimir Poutine à mesurer concrètement le coût du conflit qu’il a déclenché.
Dans des propos publiés sur son compte officiel X, Zelensky explique que les frappes réalisées jusqu’ici, avec des centaines de drones, n’ont pas suffi à ébranler le Kremlin. Selon lui, tant que les attaques n’atteignaient pas Moscou et Saint-Pétersbourg, Poutine considérait la guerre comme distante, cantonnée aux régions frontalières. Le président ukrainien avance qu’un palier serait franchi le jour où le volume des frappes serait multiplié par dix.
Un raisonnement fondé sur la proximité du pouvoir
Le président ukrainien lie explicitement l’intensité des frappes à la capacité de décision du Kremlin. Il estime que les élites russes, concentrées à Moscou et à Saint-Pétersbourg, sont les véritables décideurs du conflit, et que ce sont elles qui doivent ressentir directement les conséquences des bombardements pour infléchir leur position. « Il sera conseillé de se déplacer quelque part au-delà de l’Oural« , aurait déclaré Zelensky à propos d’un possible déplacement de Poutine, si la pression sur la capitale russe s’intensifiait.
Cette déclaration survient alors que l’Ukraine a déjà démontré sa capacité à frapper loin derrière les lignes russes. Une raffinerie d’Omsk, à environ 2 500 kilomètres de la frontière ukrainienne, a été touchée ces derniers jours, une distance inédite pour les frappes de Kiev selon le Financial Times. Des installations pétrolières et la base navale de Kronstadt, près de Saint-Pétersbourg, ont également été visées, obligeant la fermeture temporaire de plusieurs aéroports du nord-ouest russe, dont ceux de Kaliningrad et Pskov.
Des conséquences déjà visibles sur le territoire russe
Les autorités russes reconnaissent des dégâts limités mais réels. Le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, a fait état d’un drone ayant atteint un terminal pétrolier dans le district de Kirovski, sans faire de victime. Des débris ont également été signalés près du port de Vysotsk, à la frontière finlandaise. Poutine lui-même a reconnu publiquement que la défense aérienne moscovite devait être renforcée, une admission rare qui accrédite la thèse ukrainienne d’un effet psychologique croissant.
Zelensky affirme par ailleurs avoir évoqué ce dossier avec le président américain Donald Trump, qui aurait salué les performances de la campagne de drones ukrainiens à longue portée. Trump a déclaré séparément que les deux camps seraient plus proches d’une issue au conflit que ne le pense l’opinion publique.
Une stratégie assumée de pression directe sur le Kremlin
Kiev prévoit désormais d’élargir ses cibles en Crimée occupée : bases militaires, entrepôts, systèmes de défense aérienne et infrastructures logistiques et aéroportuaires figurent parmi les objectifs annoncés. Cette extension confirme la stratégie ukrainienne consistant à faire porter le poids de la guerre sur des zones jusqu’ici épargnées, plutôt que sur la seule ligne de front dans le Donbass.
Le sommet de l’OTAN, prévu les 7 et 8 juillet à Ankara, doit aborder la question du soutien militaire continu à l’Ukraine, alors que les pays européens de l’Alliance et le Canada s’apprêtent à s’engager sur une enveloppe de 70 milliards d’euros d’aide pour 2026 et 2027.

« Pour Zelensky, mille drones sur Moscou changeront la perception de Poutine sur la guerre »
Pour Zelensky, peut-être mais pour Poutine, surement pas !
Il s’en balek, Poutine. Sa cote de popu est à 70% ! Ca baigne dans le lait d’ânesse. Et les 30% qui manquent, c’est des mecs qui veulent qu’il aplatisse l’Ukraine avec de gros missiles, histoire de ne plus être emmerdavé avec les drones au kérosène du comique de bazar.
Le nain barbu est un clown de formation. Il ignore ou veut ignorer le premier principe militaire de base : la guerre se gagne sur le front. Pas sur Tik-Tok, pas dans les salons parisiens, pas à la télévision : SUR LE FRONT.
Et sur le front, bien sûr, ça se passe très très mal !