L’exécutif américain s’inquiète d’un possible recul du billet vert comme monnaie de référence mondiale, conséquence directe de sa propre politique de sanctions. Selon une enquête du New York Times publiée le 19 juillet, cette crainte s’appuie sur un document de travail du Bureau National de la Recherche Économique, qui révèle un basculement monétaire dans plusieurs pays visés par Washington : en Russie, en Biélorussie, au Kirghizistan et au Myanmar, les banques isolées par les sanctions américaines se tournent massivement vers le renminbi chinois.
La Russie cherche des relais monétaires
Frappé par de lourdes sanctions américaines depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, le système bancaire russe a progressivement délaissé le dollar au profit de la devise chinoise. Ce basculement permet à Moscou de limiter l’impact des mesures américaines, qui excluent des individus et des entreprises des échanges mondiaux dès lors que le billet vert reste la monnaie dominante des transactions internationales. Les sanctions imposent en retour aux banques américaines un exercice de conformité strict : s’assurer qu’aucun paiement ne transite, même indirectement, vers des entités russes inscrites sur liste noire.
Washington redoute l’effet boomerang
Ce contournement inquiète désormais l’administration de Donald Trump. Selon le New York Times, la Maison-Blanche craint qu’un usage trop intensif de l’arme financière ne pousse davantage de pays, la Russie en tête, vers des devises concurrentes — renminbi ou cryptomonnaies — au détriment du statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale.
Ce dilemme se traduit déjà par des gestes concrets à l’égard de Moscou et de ses partenaires. Washington a accordé des exemptions temporaires autorisant la vente de pétrole russe et iranien, tout en assouplissant ses sanctions contre le Venezuela. Trump a également réclamé, ce mois-ci, la levée des sanctions contre la Turquie, afin qu’Ankara puisse acquérir des avions de chasse américains — une demande qui profite indirectement à un partenaire commercial de la Russie. Le Trésor a par ailleurs retiré discrètement de ses listes plusieurs personnes décédées et des navires russes déclassés, jugés sans intérêt pour la sécurité nationale.
Un projet de loi qui durcirait la pression
Ces ajustements interviennent alors qu’un projet de loi, initié avant sa mort par le sénateur Lindsey Graham, prévoit au contraire d’imposer des sanctions obligatoires contre la Russie et ses alliés commerciaux, avec de possibles droits de douane sur les acheteurs d’énergie russe. La Maison-Blanche évoque une extension possible du texte à l’Iran et au Hezbollah. Républicains et démocrates espèrent une adoption cet été.
Ce texte replace la Russie au centre d’un arbitrage délicat pour Washington : durcir encore les sanctions au risque d’accélérer la fuite de Moscou et de ses partenaires vers des circuits financiers alternatifs, ou temporiser pour préserver la suprématie du dollar. Selon le Fonds monétaire international, la part du billet vert dans les réserves de change mondiales est déjà passée d’environ 71 % en 1999 à moins de 58 % en 2024 — un recul que la guerre financière contre la Russie pourrait accentuer.
Cette tension bancaire rejoint un autre front déjà éprouvé sur le terrain : la flotte fantôme russe, ces centaines de pétroliers qui continuent d’exporter le brut du pays malgré le plafonnement des prix imposé par le G7 depuis 2022, montrant la même difficulté à faire tenir des sanctions face à la capacité d’adaptation de Moscou.




« la Maison-Blanche craint qu’un usage trop intensif de l’arme financière ne pousse davantage de pays, la Russie en tête, vers des devises concurrentes »
Poutine a expliqué comment les USA s’étaient flingués eux-mêmes en utilisant le dollar comme une arme économique.
La Russie n’a rien à faire, les USA sont en mode auto-destruction.
Un veritable dilemne
Ce n’est pas un dilemme c’est une loi naturelle : action = réaction.
Les oxydentaux commencent (seulement) à comprendre que leurs sanctions sont à effet boomerang ! Et comme Poutine les a anticipées depuis longtemps, ces crétins se les reprennent droit dans la poire !
Exemple : Trump a féléitié le nain barbu de ses frappes dans la profondeur en Russie (action). Le prix du pétrole a augmenté aux USA (réactions).
D’auatnt plus marrant que ces sanctions sont illégales au regard du Droit International. Ils violent la loi, ils sont punis. Et comme ils sont stupides, ils sont surpris.