Après l’Ukraine, pourquoi la Moldavie serait la prochaine cible de Poutine

La Moldavie serait considérée comme une priorité stratégique par le Kremlin après l’Ukraine, selon des responsables occidentaux cités dans une enquête du New York Times relayée en août 2026. Vladimir Poutine aurait également demandé à ses responsables militaires de chercher à affaiblir l’OTAN et l’Union européenne de l’intérieur. Ces informations reposent sur des sources confidentielles et n’ont pas été confirmées officiellement par Moscou.

La situation géographique moldave expliquerait en partie cette attention. Le pays est frontalier de l’Ukraine et abrite la région séparatiste de Transnistrie, où des militaires russes sont présents depuis plusieurs décennies. Selon les sources occidentales interrogées par le quotidien américain, une influence accrue sur le territoire moldave permettrait à la Russie d’exercer une pression supplémentaire sur Kiev et les pays européens.

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Des opérations d’influence documentées en Moldavie

Les autorités européennes ont déjà attribué à la Russie plusieurs opérations destinées à peser sur la vie politique moldave. Autour des élections législatives du 28 septembre 2025, des campagnes de désinformation, des tentatives d’achat de voix et des cyberattaques auraient cherché à perturber le processus électoral, selon les éléments rapportés par le New York Times.

Le Conseil de l’Union européenne a pris des mesures contre six personnes le 15 juin 2026 en raison d’activités considérées comme déstabilisatrices pour la Moldavie. Les autorités européennes relient certaines de ces personnes à des réseaux soutenus financièrement depuis la Russie et actifs pendant la période électorale.

L’organisation Evrazia figure parmi les structures visées par les autorités européennes. D’après le Conseil de l’UE, elle aurait participé au développement de réseaux d’influence en Moldavie, à la diffusion de contenus favorables aux intérêts russes et à la préparation de personnes susceptibles de participer à différentes opérations sur le terrain.

Le ressortissant russe Anton Usov a également été sanctionné. Les autorités européennes l’accusent d’avoir cherché à utiliser des relais religieux pour influencer une partie de la population moldave et d’avoir participé à l’organisation de transferts financiers liés à ces activités.

Le sud de l’Ukraine reste un enjeu stratégique

L’enquête du New York Times rapporte une autre hypothèse avancée par des responsables occidentaux. Le président russe conserverait l’objectif de prendre davantage de territoires dans le sud ukrainien, ce qui pourrait rapprocher les forces russes de la frontière moldave et renforcer leur accès à la Transnistrie. Un tel scénario dépendrait toutefois d’évolutions militaires qui ne se sont pas produites. La Russie ne dispose actuellement d’aucun corridor terrestre reliant directement son territoire à la Moldavie.

Le Kremlin conteste les accusations selon lesquelles la Russie préparerait une confrontation militaire avec les pays européens. Poutine a qualifié de « pur non-sens » l’idée selon laquelle Moscou envisagerait une attaque contre l’Europe, selon les propos rapportés dans l’enquête américaine.

Chișinău poursuit son rapprochement avec l’Union européenne

La Chișinău officielle poursuit parallèlement sa politique de rapprochement avec l’Union européenne. Les négociations d’adhésion avec la Moldavie ont officiellement commencé le 25 juin 2024. Le pays avait obtenu le statut de candidat à l’UE en juin 2022, quelques mois après le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine.

Cette orientation constitue un élément majeur pour comprendre les tensions actuelles. La Moldavie, ancienne république soviétique devenue indépendante en 1991, compte environ 2,4 millions d’habitants selon les données du recensement de 2024, hors territoires non contrôlés par les autorités constitutionnelles.

L’Union européenne maintient également des sanctions contre les personnes et organisations qu’elle considère responsables d’actions menaçant la souveraineté et la stabilité du pays. En avril 2026, ce dispositif a été prolongé jusqu’au 29 avril 2027.

L’idée selon laquelle la Moldavie constituerait la prochaine cible de Poutine après l’Ukraine demeure une évaluation attribuée à des responsables occidentaux et ne correspond pas à un plan officiellement reconnu par les autorités russes. Les tentatives d’ingérence et les opérations d’influence attribuées à Moscou en Moldavie font, elles, l’objet de mesures et de sanctions documentées par les institutions européennes.

2 réflexions au sujet de “Après l’Ukraine, pourquoi la Moldavie serait la prochaine cible de Poutine”

  1. La Moldavie veut les subsides européens. Elle est prête à faire suer les Russes pour les avoir. Les Russes n’ont pas l’intentention de se faire hiech avec ce petit pays juste bon à cirer les pompes de BXL

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