Vingt-deux professionnels issus de 16 pays africains ont achevé vendredi 21 août 2026 à Ouidah une formation consacrée au contrôle des armes légères et de petit calibre. Organisé par le Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), le programme s’est déroulé sur trois semaines entre le Togo et le Bénin.
Policiers, militaires, gendarmes et diplomates ont pris part à cette deuxième édition africaine. Selon les éléments communiqués à l’issue de la formation, les 22 participants ont tous réussi le test de connaissances organisé dans le cadre du programme.
Trois semaines entre Lomé et Ouidah
La formation avait commencé à Lomé, où les participants ont suivi deux semaines d’enseignements théoriques. La dernière étape s’est tenue au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD) de Ouidah, avec une approche davantage pratique.
Les stagiaires ont travaillé sur plusieurs aspects de la gestion des armes légères et de petit calibre : marquage, enregistrement, traçage, gestion des stocks, destruction des armes illicites, sécurité aux frontières et contrôle des transferts. Les questions liées au genre, à la jeunesse et à la prévention de la violence armée ont également été abordées.
Chaque participant devait ensuite transformer les connaissances acquises en une proposition adaptée aux réalités de son pays. Les projets ont été examinés par un jury. Celui porté par la Marocaine Maroua Kharbouch a obtenu le premier prix, selon les informations communiquées lors de la clôture.
L’UNREC prévoit un suivi des initiatives présentées. Certains projets pourraient aussi bénéficier d’un soutien financier, tandis que les bénéficiaires ont été formés à la recherche de ressources dans leurs pays respectifs.
L’ONU veut créer un réseau de praticiens africains
Pour Charahzade Housni, chargée de programme au Bureau des affaires du désarmement des Nations unies (UNODA), l’objectif dépasse l’acquisition de compétences techniques. « Une formation comme celle-ci n’est jamais en sens unique. Nous avons aussi appris de vous », a-t-elle déclaré à la clôture.
L’UNODA et l’UNREC cherchent ainsi à constituer un réseau de professionnels africains capables de poursuivre les échanges et de développer des réponses communes face aux flux illicites d’armes. Le programme africain découle d’une initiative issue de la résolution 77/71 de l’Assemblée générale des Nations unies, adoptée en 2022.
Cette orientation répond à une préoccupation sécuritaire persistante sur le continent. Un document de l’ONU publié en 2026 relève que les États africains ont encore besoin de renforcer leurs systèmes nationaux de contrôle, la traçabilité, la sécurisation des stocks ainsi que la coopération aux frontières.
Ouidah confirme son rôle dans la formation spécialisée
Le choix du CPADD n’est pas nouveau. Créé en 2002 à Ouidah et inauguré l’année suivante, le centre béninois a déjà formé plus de 3 800 stagiaires, principalement africains, dans les domaines liés au déminage et à la gestion des menaces explosives.
L’expérience de cette deuxième promotion doit désormais être prolongée dans les pays d’origine des participants. Pour Anselme Yabouri, directeur de l’UNREC, les premiers résultats du programme sont encourageants : certains bénéficiaires de la première édition occupent aujourd’hui des responsabilités importantes dans les structures sécuritaires de leurs États.




Chez eux là-bas, ils ont des armes nucléaires. Maintenant, quand ils ont fini d’avoir ça, ils ont inventé une organisation pour la non prolifération des armes chimiques. Et toute l’Afrique a signé ce traité .