Un titre princier traditionnel a été attribué au chef de l’État béninois ce mardi 25 août 2026, à Nikki. Romuald Wadagni porte désormais l’appellation « Sounon Torou Touko Sari », que l’on pourrait traduire par « Le Souverain rassembleur », une distinction décernée par Sa Majesté Séro Torou, Empereur de Nikki.
Cette élévation intervient alors que le président se trouve dans la cité impériale pour prendre part à la fête de la Gaani 2026, célébration identitaire majeure des peuples Baatonu, Boo et communautés alliées du Borgou. L’édition en cours, qui se déroule du 25 au 27 août, marque un tournant puisque l’État a choisi d’en reprendre l’organisation cette année, une formule présentée comme « l’édition zéro » d’un nouveau modèle destiné à renforcer la visibilité culturelle et touristique de l’événement.
Une rencontre protocolaire au palais impérial
Arrivé à Nikki dans une tenue locale blanche, sobre et élégante, le chef de l’État s’est d’abord rendu auprès de l’Empereur pour un tête-à-tête. Cet échange, placé sous le signe du respect et du dialogue, a précédé la remise du titre princier, geste par lequel la Cour impériale reconnaît officiellement le président dans la hiérarchie coutumière du royaume.
L’octroi de ce titre s’ajoute à une série de gestes similaires posés par la Cour impériale envers des dirigeants béninois. En 2024 déjà, Louis Gbèhounou Vlavonou, avait été reçu par l’Empereur à l’occasion de la Gaani, une tradition d’allégeance et de reconnaissance mutuelle qui remonte à plusieurs décennies entre l’État central et la royauté baatonu.
Une fête vieille de plusieurs siècles
La Gaani puise ses racines dans l’histoire ancienne du peuple Baatonu, pour qui elle constitue à la fois un moment de purification, de cohésion sociale et d’hommage au souverain. Contrairement à la source consultée, il convient de rappeler que l’actuel Empereur, désigné le 15 janvier 2023 puis intronisé le 22 janvier de la même année après le rituel du rasage, appartient à la dynastie Makararu et a succédé à Sabi Na Yina 3, décédé en octobre 2022. Cette continuité dynastique donne tout son poids symbolique à la distinction accordée au président.
Des investissements accompagnant la nouvelle formule
La montée en puissance de la Gaani s’accompagne de travaux d’infrastructure conséquents. Une nouvelle arène culturelle a été construite pour accueillir les grandes cérémonies, tandis que le palais impérial a fait l’objet de travaux de confortation. Le parcours rituel a lui aussi été requalifié, ses stations sacrées réaménagées pour améliorer la sécurité des participants et la fluidité des célébrations.
Le programme de cette édition prévoit la sortie des tambours sacrés, suivie mercredi par la procession du Sinaboko, la grande cavalcade et la Nuit de la Gaani, avant les rituels de clôture et le Kayessi prévus jeudi. La ministre de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, avait indiqué en amont vouloir offrir une célébration à la hauteur de l’histoire de la fête, dans un cadre où le gouvernement souhaite dupliquer à Nikki le modèle de valorisation touristique déjà appliqué à Ouidah avec les Vodun Days.




Un vrai pays de pagailleurs ! Un empereur sans territoire ni autorité admînistrative, lui-même sous tutelle d’un maire et d’un préfet, qui élève le président du pays au titre de prince. ..Prince de quel royaume ?
Le passe-muraillle de Talon commence à s’offrir des airs de faro-faro.
Pourquoi tu es resté sous l’anonymat ?
Prends conscience et changes de mentalité. Bien de choses à toi.
Sounon Torou Touko Sari »
Que notre Souverain Rassembleur Wadagni tire les leçons de cette grande distinction de l’empereur de Nikki pour briser la corde qui tient son coup et libérer tous les prisonniers politiques et faciliter le retour au pays des exilés politiques.
Il rentreta dans les livres d’histoire pour l’éternité 🙏
J’avoue