Le bilan de l’incendie survenu à Banikoara est passé à cinq morts, a rapporté ce lundi 24 août 2026 Fraternité FM. Quatre personnes évacuées vers Parakou pour y être soignées ont succombé à leurs blessures, plusieurs jours après le sinistre survenu le jeudi 20 août dans le quartier Orougnorou.
Un premier décès enregistré le 21 août
Une première victime avait succombé dès le vendredi 21 août, soit un jour après le drame. Les quatre autres décès, eux, ont été signalés au fil des jours aux autorités locales, à mesure que la santé des blessés transférés à Parakou se détériorait, a précisé Orou Osseni, président communal des vendeurs d’essence. Sur place, l’une des pièces du bâtiment avait été entièrement ravagée par les flammes, emportant avec elle une vingtaine à une trentaine de sacs de maïs ainsi que plusieurs bidons d’essence qui y étaient stockés.
Quatre blessés encore hospitalisés à Banikoara
Pour les blessés encore suivis à Banikoara, l’inquiétude serait moindre. Aucun d’entre eux ne présenterait un état critique, et plusieurs auraient déjà repris connaissance et échangeraient désormais avec les équipes médicales, selon les précisions apportées par Fraternité FM. Dans les jours qui ont suivi le sinistre, les blessés avaient été répartis entre différentes structures de soins : certains ont été traités sur place à Banikoara, tandis que les cas les plus graves ont été transférés vers Parakou. C’est précisément parmi ces derniers que les quatre décès supplémentaires ont été constatés.
Un incendie parti d’un entrepôt clandestin
L’incendie s’était déclaré le 20 août 2026 dans le quartier Orougnorou, à Banikoara, dans une infrastructure d’environ 20 m² regroupant deux boutiques, deux logements d’habitation et un espace utilisé comme entrepôt clandestin de bidons d’essence frelatée. Neuf personnes avaient initialement été recensées parmi les blessées, souffrant de brûlures aux premier, deuxième et troisième degrés.
Le Centre communal de protection civile (CCPC) de Banikoara était intervenu en premier lieu, avant d’être rejoint par des renforts de l’Antenne départementale de protection civile de l’Alibori et du CCPC de Malanville, face à l’intensité des flammes. La cause exacte du départ de feu n’a pas encore été établie de manière officielle, mais la présence d’un stock d’essence frelatée dans le bâtiment reste l’hypothèse la plus évoquée localement. Selon les informations rapportées, l’état des autres blessés serait pour l’instant stable.



