Un policier municipal a été percuté dimanche 23 août au marché Lorjou, dans les quartiers nord de Blois. L’auteur des faits, un mineur de 17 ans, a été interpellé le lendemain et a reconnu les faits, avant d’être remis en liberté dans l’attente de son procès en octobre.
Un contrôle qui dégénère en pleine affluence
Vers 9 heures, un automobiliste se retrouve encerclé dans le périmètre sécurisé du marché, alors que les allées commencent tout juste à se remplir de chalands. Une première tentative de sortie forcée est stoppée par les policiers municipaux, présents en patrouille pédestre, qui rappellent au conducteur l’impossibilité de circuler tant que le marché bat son plein. L’avertissement reste sans effet.
Peu après 9 h 30, le même conducteur retente sa sortie, à faible allure selon le témoignage d’un commerçant présent sur place. Les agents lui ordonnent alors de couper le moteur et de présenter ses papiers. Le véhicule heurte l’un des policiers à ce moment-là, le projetant au sol. Le fonctionnaire, blessé et choqué, est évacué par ses collègues vers le centre hospitalier de Blois. Les examens pratiqués écartent tout danger vital, mais lui valent une incapacité totale de travail de deux jours. « Il vaut mieux prendre une amende que de risquer la vie d’un policier, de piétons… et la sienne », a réagi Frédéric Orain, adjoint à la mairie de Blois chargé de la sécurité, qui a salué le sang-froid des agents présents.
Une interpellation suivie d’une remise en liberté
L’enquête aboutit rapidement : le conducteur, âgé de 17 ans, est interpellé dès le lendemain, lundi 24 août. Il reconnaît devant les enquêteurs avoir forcé le passage et percuté le policier. Compte tenu de sa minorité, il n’est pas placé en détention et ressort libre à l’issue de sa garde à vue. Une convocation devant la justice lui a été notifiée pour le mois d’octobre, selon les informations obtenues par *La Nouvelle République*.
Cette procédure différée, courante pour les mineurs primo-délinquants, ne signifie pas un classement de l’affaire : elle laisse le temps à la justice d’instruire le dossier avant une comparution.
Un phénomène en forte hausse à l’échelle nationale
L’incident de Blois s’ajoute à une liste de refus d’obtempérer commis par des mineurs ces dernières années, du Val-d’Oise à Marseille en passant par Nantes et Toulouse. Selon des chiffres cités devant l’Assemblée nationale, les refus d’obtempérer ont progressé de 11 % en 2025 par rapport à 2024, atteignant 28 200 cas recensés sur l’ensemble du territoire. Un député a évoqué neuf policiers blessés en seulement vingt-quatre heures lors d’une récente séance de questions au gouvernement, montrant l’ampleur prise par ce type d’incidents dans le quotidien des forces de l’ordre municipales et nationales.



