Trois parcs d’attractions vont sortir de terre à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. L’annonce a été faite ce lundi par l’Élysée, à l’occasion de la visite officielle du prince héritier Mohammed ben Salmane en France. Le projet représente un investissement de 6 milliards d’euros, financé par Qiddiya, filiale du fonds souverain saoudien PIF. La présidence française avance de son côté un chiffre : 22 000 postes pourraient voir le jour une fois les trois sites en activité.
Un parc consacré à Dragon Ball Z
Le premier des trois parcs sera bâti autour de l’univers manga, avec une place centrale accordée à la licence Dragon Ball Z. Ce choix ne serait pas anodin : d’après des conseillers de l’Élysée, Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien auraient partagé leur goût commun pour cette franchise japonaise lors d’un échange informel, en marge d’un déplacement du président français à Ryad en décembre 2024. Les équipes des deux camps auraient ensuite affiné le projet sur plusieurs mois, jusqu’à cette signature.
Les thèmes des deux autres parcs n’ont pas encore été arrêtés. Ils seraient choisis prochainement par Qiddiya, groupe qui pilote déjà plusieurs méga-projets de loisirs en Arabie saoudite, dont le parc Six Flags Qiddiya City ouvert fin décembre près de Riyad.
Sur le réseau social X, Macron a qualifié l’opération de « sans précédent », évoquant « du jamais vu depuis Disneyland Paris ». Aucune date d’ouverture n’a été communiquée ; le calendrier de construction s’étalerait sur plusieurs années.
Le souvenir de Mirapolis
Plusieurs médias, dont Le Figaro et BFMTV, situent le futur complexe sur l’ancienne friche de Mirapolis, à Courdimanche. D’autres sources, comme France Bleu, précisent que l’emplacement exact n’a pas été formellement confirmé par l’Élysée.
Ce terrain n’est pas inconnu du secteur des loisirs. Un premier parc y avait vu le jour à la fin des années 1980, porté par les contes et légendes populaires ; il n’aura tenu que quatre saisons avant de fermer ses portes, incapable de rivaliser avec l’arrivée d’Astérix puis de Disneyland Paris à Marne-la-Vallée. Trois décennies plus tard, le site retrouverait donc sa vocation initiale, à une tout autre échelle financière.
Une stratégie de diversification économique
L’opération s’ajoute à la liste des investissements réalisés dans le cadre de Choose France, dispositif destiné à attirer les capitaux étrangers dans l’Hexagone. Pour l’Arabie saoudite, ce projet parisien prolongerait une stratégie déjà engagée sur son propre territoire : le fonds PIF a multiplié ces dernières années les partenariats avec des opérateurs internationaux, à l’image de Six Flags, dans le cadre du programme Vision 2030 destiné à réduire la dépendance du royaume au pétrole. Les trois parcs franciliens sont conçus pour fonctionner comme une destination unique, avec un système de billetterie combinée permettant de visiter plusieurs sites lors d’un même séjour.



