CRIET au Bénin : Thibaut Ogou plaide non coupable dans une affaire présumée d’escroquerie

Thibaut Ogou a plaidé non coupable jeudi 27 août 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Poursuivi dans une affaire de tentative présumée d’escroquerie au préjudice d’un détenu, l’activiste a également donné sa version des faits lors de cette première audience. Le dossier n’a toutefois pas été jugé au fond. L’audience a été renvoyée, laissant la procédure se poursuivre devant la chambre correctionnelle de la juridiction.

Le dossier de Thibaut Ogou a été renvoyé au 10 septembre 2026 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), après sa première comparution jeudi 27 août dernier. L’activiste, poursuivi pour tentative présumée d’escroquerie au préjudice d’un détenu, a plaidé non coupable et comparaissait avec trois co-prévenus.

L’audience a permis à la Cour d’entendre l’un des détenus concernés par les échanges avec l’activiste et ancien gendarme. Son témoignage apporte un éclairage différent sur les faits reprochés à Ogou, puisqu’il affirme que celui-ci ne lui aurait jamais réclamé d’argent.

Un détenu raconte ses échanges avec Thibaut Ogou

Selon le compte rendu de Libre Express, le détenu entendu à la barre aurait pris contact avec Thibaut Ogou pour dénoncer ses conditions de détention dans une maison d’arrêt. Il aurait réussi à obtenir un téléphone portable et aurait échangé avec l’activiste sur WhatsApp le dimanche 26 juillet 2026.

Lors de sa déposition, le détenu a expliqué que son objectif était de faire connaître sa situation. Il a également rapporté qu’Ogou lui aurait envoyé une capture d’écran présentée comme issue d’un échange avec le garde des Sceaux. « Thibaut Ogou ne m’a jamais demandé de l’argent », a déclaré le co-détenu, selon Libre Express.

Interrogé par les juges, Ogou a reconnu avoir eu ces échanges. Il a expliqué que l’envoi de cette capture d’écran visait, selon lui, à rassurer le détenu et à lui montrer que ses dénonciations avaient été transmises aux autorités, dont le ministre de la Justice et de la Législation.

Le contenu de ces échanges constitue ainsi un élément important des débats, alors que l’accusation porte précisément sur une tentative présumée d’escroquerie.

Quatre prévenus maintenus en détention

Thibaut Ogou comparaissait aux côtés de trois autres détenus, portant à quatre le nombre total de prévenus dans cette procédure. L’activiste, qui assure lui-même sa défense, avait été placé sous mandat de dépôt le 14 août 2026 après sa présentation au procureur spécial près la CRIET.

À l’issue de cette première audience, la Cour a confirmé le mandat de dépôt des quatre prévenus. Aucun d’entre eux n’a donc été remis en liberté à ce stade. L’affaire a été renvoyée au 10 septembre 2026, date prévue pour les réquisitions du ministère public. La procédure n’a donc pas encore abouti à une décision sur la culpabilité des prévenus.

Ogou demande sa remise en liberté

Avant le renvoi, Thibaut Ogou a demandé une remise en liberté provisoire. Selon Libre Express, il a expliqué vouloir pouvoir préparer la rentrée scolaire de ses enfants.

Le juge lui aurait répondu que le moment n’était pas encore venu pour examiner cette demande et que les débats devaient d’abord se poursuivre au fond afin de permettre à la Cour de statuer sur cette requête. Le prévenu aurait alors regagné sa place en larmes, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.

Dans le dossier Ogou, la justice devra déterminer si les faits poursuivis permettent de retenir l’infraction reprochée. À ce stade, Thibaut Ogou et les trois autres prévenus restent présumés innocents.

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