Été 2026 : 70 jours de chaleur en France, un record depuis 1947

La barre des soixante-dix jours consécutifs au-dessus des normales de saison vient de tomber en France. Selon Météo-France, cette séquence, ouverte le 12 juin, s’est achevée le 20 août, du jamais-vu depuis le lancement des mesures climatologiques en 1947. Le pays vient d’enchaîner trois vagues de chaleur distinctes en l’espace de deux mois, sans véritable répit.

La dernière de ces séquences, débutée le 28 juillet, s’est officiellement terminée mercredi après trois semaines complètes de fortes températures touchant la quasi-totalité du territoire national. Elle égale ainsi la durée du précédent record absolu, établi en juillet 1983. D’après l’institut prévisionniste, l’épisode de cette année a toutefois affiché une intensité supérieure à celui d’il y a quarante-trois ans.

Un été qui redéfinit les standards climatiques

L’ampleur du phénomène ne se limite pas à cette dernière séquence. Juin 2026 s’est classé comme le mois de juin le plus chaud jamais mesuré dans l’Hexagone, avec une anomalie de +3,8°C par rapport aux normales 1991-2020. Juillet a fait pire encore : avec une température moyenne de 24,9°C, il s’impose comme le mois le plus élevé jamais mesuré en France sur l’ensemble des relevés depuis 1900, toutes saisons confondues, devançant août 2003 (24,8°C) et juillet 2006 (24,4°C).

Pour donner une échelle de comparaison, la canicule d’août 2003, restée dans les mémoires pour son bilan sanitaire dramatique, avait duré quinze jours. La séquence de 2026 en cumule plus de quatre fois plus sur l’ensemble de l’été, avec trois épisodes bien distincts : quatorze jours en juin, seize en juillet, vingt-trois depuis fin juillet.

Durée record, mais pas la plus sévère

Météo-France distingue deux critères différents pour classer les épisodes de chaleur : la durée d’un côté, l’intensité et la sévérité globale de l’autre. Sur ce dernier plan, combinant longueur et niveau des températures atteintes, août 2003 reste la référence absolue. La vague de fin juin 2026, quant à elle, demeure la plus intense jamais mesurée en France en termes de températures maximales.

L’épisode qui vient de s’achever est le cinquante-quatrième recensé par Météo-France depuis le début des relevés, un institut qui précise que plus de la moitié de ces vagues de chaleur se sont produites après 2010. Une fréquence en nette accélération, que les climatologues relient aux effets du réchauffement climatique d’origine humaine.

Pour la première fois depuis le 11 juin, la température moyenne nationale est repassée vendredi sous les normales de saison, marquant la fin de cette séquence. Les prévisions pour les prochains jours indiquent une poursuite de cette accalmie thermique.

Laisser un commentaire