Douze personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent le nord de l’Algérie depuis mercredi. Karim Benzema a publié samedi un message de soutien aux victimes sur le réseau social X.
Le geste de l’attaquant international
L’ancien joueur du Real Madrid écrit adresser « toutes ses pensées aux victimes… à leurs familles, aux blessés et à toutes celles et ceux qui traversent cette épreuve ». Il salue également l’action des équipes de secours mobilisées sur le terrain et affiche son soutien au peuple algérien, accompagné d’un drapeau national. Publié à 15h56, le message cumule plus de 547 000 vues, 18 300 mentions « j’aime » et 2 600 partages en quelques heures.
Né à Lyon d’une famille originaire de la wilaya de Béjaïa, l’attaquant de 38 ans, désormais engagé avec le club saoudien d’Al-Hilal, avait déjà réagi publiquement à des feux de forêt touchant l’Algérie en 2023.
Un bilan de 12 morts et 54 blessés
Le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir cinq décès à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou. Cinquante-quatre personnes ont été blessées dans la seule wilaya de Béjaïa, dont six dans un état grave. Parmi les victimes figurent un enfant de 8 ans et une femme de 22 ans, tués dans le village de Bouhyane, selon des médias locaux.
Le président de la République a décrété trois jours de deuil national. Jeudi matin, la Protection civile recensait 193 incendies déclarés depuis le début de l’épisode, dont 147 maîtrisés et 46 toujours actifs, répartis notamment entre Jijel, Béjaïa, Skikda, Tizi-Ouzou et Annaba.
Des évacuations dans un cadre de canicule
Des habitants de plusieurs zones sinistrées, dont le port de Ziama Mansouriah, ont dû être évacués pour fuir les flammes. Des températures atteignant 49 °C, associées à des vents violents, ont favorisé la propagation rapide des feux, selon les autorités locales. Plusieurs axes routiers reliant Béjaïa, Jijel et Sétif ont été temporairement fermés à la circulation. En 2021, un précédent épisode d’incendies avait déjà touché la Kabylie, faisant plus de 90 morts selon le bilan officiel de l’époque, l’un des plus lourds jamais enregistrés en Algérie pour ce type de catastrophe.