Quatre boxeurs ougandais et un boxeur pakistanais ne sont pas rentrés chez eux après les Jeux du Commonwealth organisés à Glasgow, en Écosse. Les cinq sportifs sont désormais recherchés, alors que certains auraient envisagé de demander l’asile au Royaume-Uni.
Les quatre représentants de l’Ouganda, Nuhu Batte, Angel Katushabe, Ibrahim Khemis et Emily Nakalema, ne se sont pas présentés au vol qui devait ramener la délégation à Kampala. Selon divers médias, l’un des boxeurs aurait expliqué que les sportifs souhaitaient rester au Royaume-Uni afin de poursuivre leur carrière dans un environnement offrant de meilleures conditions d’entraînement et davantage de perspectives professionnelles.
Le sportif aurait également appelé ses compatriotes à comprendre leur choix et à ne pas les condamner. Le cas du Pakistanais Qudrat Ullah est distinct. D’après les informations rapportées sur place, le boxeur n’aurait pas rejoint ses coéquipiers pour le voyage de retour et n’aurait pas été retrouvé dans sa chambre lorsque des responsables sont venus le chercher.
Des précédents chez les sportifs ougandais
La situation actuelle rappelle d’autres disparitions survenues lors de précédentes compétitions internationales. Des athlètes ougandais avaient déjà quitté leur délégation lors des Jeux du Commonwealth de 2014 à Glasgow et de 2018 à Gold Coast, en Australie.
Le phénomène dépasse toutefois largement l’Ouganda. Lors des Jeux du Commonwealth de 2018, au moins 13 athlètes originaires du Cameroun, de l’Ouganda, du Rwanda et de la Sierra Leone avaient été signalés comme ayant disparu pendant ou après la compétition australienne. Certains ont ensuite engagé des démarches pour obtenir l’asile.
Un phénomène ancien lors des compétitions internationales
Les Jeux du Commonwealth de 2006 à Melbourne avaient déjà connu une situation comparable. Selon les autorités australiennes de l’immigration, 26 athlètes et membres de délégations avaient demandé l’asile après leur participation à la compétition. Ils provenaient principalement de pays africains, dont le Cameroun, le Ghana, le Nigeria et la Sierra Leone.
Les Jeux du Commonwealth ne sont d’ailleurs pas les seuls événements concernés. Plus de 100 participants aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 auraient prolongé leur séjour en Australie au-delà de leur autorisation initiale, selon des données rapportées en 2018.
À Glasgow, les autorités doivent désormais déterminer où se trouvent les cinq boxeurs et quelles sont leurs intentions. La police écossaise a ouvert des recherches en coordination avec les services compétents en matière d’immigration.
Cette nouvelle affaire rappelle ainsi une réalité récurrente des grandes compétitions internationales : pour certains sportifs, participer à un événement à l’étranger peut aussi représenter l’occasion de tenter de rester dans le pays hôte, pour des raisons liées à leur carrière, à leurs conditions de vie ou à leur situation personnelle.


