Le Burkina Faso veut mobiliser 75 milliards FCFA pour sauver l’un de ses poumons verts

Le Burkina Faso a lancé le 18 août 2026 la réhabilitation du parc Bangr-Weogo à Ouagadougou, dans le cadre d’un programme évalué à 75 milliards de francs CFA. Une première enveloppe de 5 milliards de francs CFA est prévue pour engager les travaux.

La pose de la première pierre a été effectuée par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana. Le projet prévoit la dépollution du site, le reboisement, la restauration des zones humides, la sécurisation du parc et la création de nouveaux espaces de loisirs.

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Bangr-Weogo occupe une place particulière à Ouagadougou

Le parc couvre environ 240 hectares. Il appartient à un ensemble de zones humides d’environ 945 hectares comprenant également les trois barrages de la capitale. Selon les données de la Convention de Ramsar, le parc abrite plusieurs milieux naturels et une importante diversité animale et végétale.

Des relevés ont recensé 327 espèces végétales, dont 117 espèces ligneuses et 210 espèces herbacées. Bangr-Weogo joue aussi un rôle social dans la capitale. Le site accueille environ 25 000 visiteurs chaque année. Il sert aux activités de loisirs, aux promenades et au sport, mais aussi à la recherche, à la formation et à l’éducation environnementale.

Un patrimoine naturel soumis à plusieurs pressions

La proximité avec les quartiers urbains expose cependant le parc à différentes contraintes. L’extension de la ville, les déchets solides et liquides ainsi que certaines activités humaines ont affecté le complexe de zones humides au fil des années. La situation de Bangr-Weogo doit également être replacée dans une histoire plus ancienne. La forêt classée des barrages de Ouagadougou avait été créée en 1917 sur une superficie de 90 hectares. Elle avait ensuite été étendue à 265 hectares en 1941. Le parc urbain Bangr-Weogo a finalement été constitué en 2001 sur environ 240 hectares. Ces évolutions illustrent la place occupée par cet espace naturel dans le développement de la capitale.

Une réhabilitation centrée sur l’environnement et les loisirs

Le programme annoncé par les autorités burkinabè doit agir sur plusieurs composantes du parc. La dépollution et la restauration des zones humides doivent permettre d’améliorer l’état écologique du site. Le reboisement vise à renforcer le couvert végétal, tandis que la sécurisation doit améliorer les conditions d’accès et de fréquentation.

Le projet prévoit également de nouveaux aménagements destinés aux loisirs. Les premières infrastructures pourraient être disponibles dès décembre 2026, selon les informations communiquées lors du lancement du programme.

Avec cette opération estimée à 75 milliards de francs CFA, les autorités veulent ainsi restaurer un espace naturel qui cumule des fonctions environnementales, éducatives, scientifiques et récréatives. Pour la capitale burkinabè, la réussite du chantier dépendra désormais de la réalisation effective des travaux annoncés et de la préservation durable du site.

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