La France se prépare à ouvrir l’exportation du MdCN vers la Suède, une première pour ce missile de croisière naval jusqu’ici exploité par les forces françaises. L’offre intervient à l’approche de la signature, le 31 août à Stockholm, du contrat portant sur quatre frégates FDI de Naval Group.
Cette proposition donne une dimension supplémentaire au rapprochement militaire entre Paris et Stockholm. Selon les informations disponibles, les futures frégates suédoises pourraient recevoir cette capacité de frappe dans la profondeur, avec une portée supérieure à 1 000 kilomètres. Le missile est développé par MBDA. À ce stade, l’information n’est pas encore confirmée.
Un missile de frappe à longue portée
Le MdCN permet de frapper des objectifs terrestres éloignés depuis des bâtiments de surface ou des sous-marins. Le ministère français des Armées lui attribue une portée dépassant 1 000 kilomètres et souligne sa capacité à atteindre des cibles durcies et fortement protégées. Le missile peut aussi adapter sa trajectoire au relief et aux défenses adverses.
Cette capacité rapproche le MdCN du Tomahawk américain, largement utilisé comme référence pour les missiles de croisière à longue portée. La France possède toutefois une solution conçue et produite en Europe, ce qui lui donne une dimension particulière dans les débats sur l’autonomie militaire du continent. Une analyse publiée par Choiseul Magazine présente ainsi le couple MdCN-MdCT comme une alternative européenne au missile américain.
Le MdCN est entré dans la capacité opérationnelle de la Marine nationale en 2017. Son premier emploi opérationnel a eu lieu en avril 2018, lors des frappes françaises contre des installations syriennes.
Quatre frégates pour Stockholm
L’accès proposé au MdCN intervient dans le cadre du programme suédois Luleå. Stockholm a choisi en mai les frégates de défense et d’intervention de Naval Group et a chargé son administration des équipements militaires d’ouvrir les négociations avec la France. Les bâtiments doivent être livrés entre 2030 et 2034.
Le contrat qui doit être signé le 31 août est évalué à 4,3 milliards d’euros et porte sur quatre bâtiments. Le président Emmanuel Macron assistera à la cérémonie aux côtés du Premier ministre suédois Ulf Kristersson. Un accord-cadre doit aussi renforcer la coopération franco-suédoise dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel.
Les caractéristiques exactes de l’armement des quatre frégates restent toutefois à préciser. Stockholm avait indiqué vouloir intégrer plusieurs équipements développés par ses industriels, dont des systèmes de Saab et Bofors.
Une première exportation stratégique
Pour Paris, l’enjeu dépasse donc la seule vente de navires. L’exportation du MdCN donnerait à un partenaire européen une capacité de frappe à longue distance jusqu’ici détenue par la France dans le domaine naval.
La Suède a renforcé ses ambitions militaires depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine et son entrée dans l’OTAN en 2024. Ses nouvelles frégates doivent disposer de moyens adaptés à cette évolution, avec une capacité de défense aérienne renforcée et la possibilité d’opérer au-delà de la seule mer Baltique.
Si l’offre française est confirmée dans le contrat final, Stockholm deviendrait ainsi le premier client étranger du MdCN, ouvrant une nouvelle étape pour ce missile européen face aux solutions américaines.




On attend la réaction du nain barbu, il va pas être content
Le nain barbu n’est pas très en forme. Il avait promis l’hiver dernier de développer des drones intercepteurs en quelques semaines, mais …
… non seulement la promesse n’a pas été tenue mais de plus les Russes utilisent maintenant des drones Geran-5 équipés d’un turboréacteur et conçu pour voler à une vitesse de 450 à 600 km/h, avec une porté de 1.000 km. Il peut atteindre n’importe quel endroit en Ukraine et, pour être abattu, il faut utiliser des missiles anti-missiles beaucoup plus chers que le Geran en question.
Makaron va encore de voir mettre la main au porte-monnaies … des Français.