Le programme fédéral Medicaid cessera de financer les traitements hormonaux et chirurgies liés à la transition de genre chez les personnes mineures. Le président américain Donald Trump a confirmé la mesure mardi sur Truth Social, appliquée par le Dr Mehmet Oz, administrateur des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS).
Une mesure préparée depuis plusieurs mois
Un décret signé par Trump en janvier 2026 demandait déjà au département de la Santé d’agir contre ce que le texte qualifiait de « mutilation chimique et chirurgicale » des mineurs. En décembre, Oz avait détaillé cette orientation dans une tribune publiée par le Washington Post, annonçant une série de restrictions à venir sur ces traitements. La règle finale, publiée cette semaine par le CMS, supprime la part fédérale du financement Medicaid et du programme CHIP pour ces soins chez les mineurs.
Ce que couvre la nouvelle règle
Les bloqueurs de puberté, les hormones de transition et certaines interventions chirurgicales entrent dans le champ de la mesure, selon le communiqué officiel. Seuls les fonds fédéraux sont concernés : chaque État conserve la possibilité de financer ces traitements par d’autres canaux budgétaires. Les jeunes patients déjà sous hormonothérapie bénéficieraient d’une période de transition, avec un maintien de la prise en charge fédérale envisagé jusqu’en avril 2027. Le suivi psychologique resterait, lui, couvert sans changement.
Le Dr Oz a justifié la décision en affirmant que « les enfants méritent d’être protégés, pas soumis à des expériences ». Le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr, a de son côté indiqué que l’administration s’était appuyée sur des travaux de recherche nationaux et internationaux avant de conclure à un rapport bénéfice-risque jugé insuffisant. Trump, dans son message, a évoqué des « pratiques barbares » aux conséquences irréversibles sur le corps des enfants.
Un cadre légal déjà fragmenté selon les États
Avant même cette annonce fédérale, vingt-sept États américains interdisaient ces soins aux personnes de moins de 18 ans. Plusieurs grands hôpitaux, y compris dans des États sans interdiction, avaient également suspendu certains traitements ces derniers mois, par prudence face aux évolutions réglementaires. Les chirurgies de transition chez les mineurs demeurent rares aux États-Unis ; les bloqueurs de puberté et les traitements hormonaux sont, en comparaison, beaucoup plus fréquemment prescrits.
Le débat sur l’accès des mineurs transgenres aux soins médicaux s’est intensifié depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, plusieurs décisions de son administration ayant déjà visé cette population durant son second mandat.



