Nigeria : un jeune homme battu à mort après une dispute autour d’un téléphone disparu

Un jeune homme identifié comme Azeez a succombé à ses blessures après avoir été violemment agressé le 3 août à Oko-Oba, dans le secteur d’Agege à Lagos. Selon une source policière citée par PUNCH, l’altercation aurait éclaté autour d’un téléphone portable porté disparu après une fête.

Selon la source policière citée dimanche par PUNCH, le conflit aurait commencé après une fête à laquelle Azeez et plusieurs de ses collègues avaient participé. Une discussion autour d’un téléphone porté disparu aurait ensuite dégénéré jusqu’à l’agression du jeune homme.

« Le différend concernait un téléphone portable disparu », a indiqué la source policière à PUNCH. Elle a précisé qu’Azeez avait finalement succombé aux blessures provoquées lors de l’agression.

Une première altercation lors d’une fête

La plateforme de lutte contre le sectarisme Naija Confra a fourni une version plus détaillée des événements dans une publication consultée par PUNCH. Selon cette source, les faits auraient commencé dans la soirée du 2 août, lors d’une fête d’anniversaire.

Une bagarre aurait éclaté pendant la célébration. Dans ce contexte, un homme présenté sous le nom d’Abela aurait pris un téléphone avant de le remettre à Azeez. La situation se serait tendue lorsque le propriétaire de l’appareil aurait constaté sa disparition et commencé à le rechercher.

Naija Confra affirme que le téléphone aurait ensuite été retrouvé en possession d’Azeez. Celui-ci aurait expliqué qu’Abela lui avait confié l’appareil. La plateforme rapporte qu’Abela aurait nié cette version malgré la présence de témoins.

Selon Naija Confra, le propriétaire du téléphone et plusieurs de ses proches auraient alors agressé Azeez avant de quitter les lieux. Une nouvelle dispute aurait ensuite opposé Azeez à Abela au sujet de cette accusation.

Une seconde agression aurait conduit au décès

La plateforme affirme qu’Azeez aurait ensuite été conduit dans un autre endroit par des membres présumés du Neo-Black Movement (NBM), où il aurait subi une nouvelle agression.

Ces éléments restent toutefois présentés comme des allégations de Naija Confra. La source policière citée par PUNCH confirme le décès consécutif à une agression et le lien avec un différend autour d’un téléphone, mais ne détaille pas publiquement les différentes étapes rapportées par la plateforme.

La porte-parole de la police de l’État de Lagos, Abimbola Adebisi, n’avait pas répondu aux sollicitations de PUNCH au moment de la publication.

Un autre meurtre attribué à des membres présumés d’une secte

Cette affaire survient quelques jours après un autre meurtre signalé à Yaba, également à Lagos. Le 3 août, PUNCH rapportait la mort d’un agent de sécurité identifié comme Godwin, dans le secteur d’Abule Ijesha.

Selon une source policière citée par le journal, des hommes armés seraient arrivés à bord d’un véhicule avant de s’en prendre au vigile près de son poste. La victime aurait été touchée par balle puis attaquée à la hache. Trois autres personnes auraient également été blessées par des tirs, selon Naija Confra, mais la police n’avait pas confirmé ces blessures dans le compte rendu publié par PUNCH.

Les deux affaires, survenues dans des secteurs différents de Lagos à quelques jours d’intervalle, impliquent ainsi des personnes présentées comme des membres présumés de confréries, sans que leur appartenance ou leur responsabilité ne soit officiellement établie à ce stade.

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