Près de 70% du territoire français reste soumis à des restrictions d’eau à l’approche du mois de septembre. Les sols du pays sont qualifiés d’anormalement secs sur la quasi-totalité du territoire par Météo-France, après une saison estivale marquée par trois vagues de chaleur successives. Les modèles saisonniers désormais disponibles pour septembre confirment la prolongation de ce cadre, sans exclure une évolution en cours de mois.
Un mois plus chaud que la normale sur tout le pays
Les projections du modèle européen ECMWF et du modèle américain s’accordent sur un mois de septembre globalement plus chaud que d’habitude en France. Les écarts modélisés varient selon les zones, l’ouest du pays affichant le signal le plus marqué. Parmi les pays européens, la France figurerait en tête pour l’ampleur de cet écart, alors que le reste du continent afficherait des anomalies plus contenues.
La première quinzaine du mois concentre l’essentiel de l’incertitude. Une remontée d’air chaud depuis la péninsule ibérique ou le nord de l’Afrique reste envisageable, avec des maximales pouvant localement dépasser les 35°C dans le sud et le sud-ouest si les conditions atmosphériques s’y prêtent. Ce scénario n’est à ce stade ni confirmé ni écarté par les prévisionnistes.
Des précipitations toujours déficitaires
Côté pluviométrie, les tendances pointent vers un mois globalement sec, avec un ensoleillement généreux qui prolongerait la sécheresse des sols entamée depuis le printemps. Les hautes pressions, dominantes sur l’Europe de l’Ouest depuis plusieurs mois, pourraient continuer à limiter les passages perturbés durant la première quinzaine.
Une exception se dessine autour du bassin méditerranéen, où un temps plus instable est envisagé par certains modèles, avec un risque accru d’épisodes pluvieux localisés. Cette zone fait l’objet d’une attention particulière des services météorologiques, la sécheresse des sols augmentant le risque de ruissellement lors de fortes pluies.
Un mois qui pourrait amorcer un changement
Plusieurs signaux suggèrent que septembre pourrait marquer un tournant plutôt qu’une simple continuité estivale. Les modèles saisonniers à plus longue échéance envisagent un retour progressif de précipitations plus fréquentes dès ce mois, avant un dernier trimestre potentiellement nettement plus arrosé sur la France.
La sécheresse actuelle est comparée par les climatologues à celle de 1976, une référence dans les annales météorologiques françaises pour son intensité et sa durée. Cette année-là avait également été suivie d’un retour marqué des précipitations en fin de période.
Les performances des prévisions saisonnières restent nettement meilleures pour les températures que pour les précipitations en Europe de l’Ouest, une zone où la prévisibilité pluviométrique demeure faible à plusieurs semaines d’échéance.



