Le 27 juillet 2026, la Russie a annoncé l’avancement des essais du Yak-130M, une version modernisée de l’avion d’entraînement Yak-130 développée dans l’usine aéronautique d’Irkoutsk. Selon les informations communiquées par les responsables du programme, l’appareil a effectué son premier vol le 25 juin et neuf sorties d’essai ont déjà été réalisées depuis. Présenté par Moscou comme un avion de combat léger multirôle, le Yak-130M doit terminer sa phase d’évaluation d’ici 2028 et servira d’avion antidrones, suite aux attaques ukrainiennes, de plus en plus importantes sur le sol russe.
À l’origine, le Yak-130 était destiné à la formation avancée des pilotes militaires. Il permettait de reproduire certaines caractéristiques de vol des chasseurs modernes, mais ne disposait pas de tous les équipements nécessaires pour mener des missions opérationnelles. La nouvelle version vise à modifier ce positionnement en ajoutant des systèmes de détection, de communication et d’armement adaptés aux opérations de combat pour en faire un avion de terrain, opérationnel dans les délais les plus brefs.
Le Yak-130M veut renforcer ses capacités face aux drones
Plus de 50% des équipements du Yak-130M auraient été modernisés par rapport au modèle initial. L’appareil intègre désormais un radar AESA BRLS-130R capable de détecter et suivre plusieurs cibles, un système électro-optique SOLT-130K pour le guidage des armes, ainsi qu’un dispositif de guerre électronique destiné à améliorer ses capacités d’autoprotection.
Mais ce n’est pas tout. En effet, un système de communication tactique doit également permettre un échange de données en temps réel. Toujours du point de vue technique enfin, l’avion affiche une vitesse maximale annoncée de 960 km/h et une autonomie pouvant atteindre 1 610 km. Il dispose de neuf points d’emport pour transporter jusqu’à 3 tonnes d’armement.
Moscou souhaite en faire une arme anti-drones
Moscu espère l’utiliser pour renforcer la lutte contre les drones ukrainiens. Kiev s’est effectivement spécialisé dans les frappes lointaines, parvenant à envoyer des centaines de drones en Russie pour toucher notamment des installations militaires ou associées à l’armée russe. Les résultats sont saisissants et Moscou tente en ce sens de trouver une parade.
Selon les responsables du programme, ses capacités à voler à basse vitesse et sa maniabilité pourraient faciliter l’interception de petits appareils évoluant à faible altitude, souvent difficiles à engager pour des chasseurs plus lourds. Les caractéristiques techniques de l’appareil font qu’il pourrait aussi très bien s’imbriquer dans un processus de développement de masse.




Info qui date de l’année dernière, non ?
Les intercepteurs comme les MIG 31 qui volent à Mach 2,83 (3.000 km/h ! Hé ouais le F-35, c’est une brouette à côté) sont beaucoup trop rapides pour les drone ukrops qui volent avec des moteurs de tondeuse à gazon.